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Robert Hendy-Freegard, l'escroc britannique à qui Netflix a consacré un documentaire, et incarcéré en Belgique depuis deux semaines, conteste sa remise à la justice française qui le réclame pour tentative de meurtre sur deux gendarmes

Un escroc britannique ayant inspiré le cinéma, incarcéré en Belgique depuis deux semaines, conteste sa remise à la justice française qui le réclame pour tentative de meurtre sur deux gendarmes, a appris l'AFP lundi auprès du parquet belge de Hal-Vilvorde. Robert Hendy-Freegard "a fait appel de la décision" de la chambre du conseil de Bruxelles qui avait ordonné le 15 septembre sa remise à la France, a indiqué une porte-parole du parquet. Il doit désormais comparaître devant la chambre des mises en accusation de la cour d'appel de Bruxelles, a-t-elle ajouté. Aucune date n'a été précisée.

Ce Britannique de 51 ans, arrêté le 2 septembre sur une autoroute belge grâce à un dispositif de vidéosurveillance ayant permis de localiser son véhicule, est la cible d'un mandat d'arrêt européen émis par la justice française. Il est soupçonné d'avoir volontairement renversé deux gendarmes français avec sa voiture dans la Creuse (centre) avant de prendre la fuite. L'altercation est survenue le 25 août sur la commune de Vidaillat pendant une inspection de l'élevage canin exploité par M. Hendy-Freegard. Alors que les gendarmes lui demandaient de se rendre à la brigade à la plus proche, le suspect a démarré son véhicule, une Audi A3, puis percuté les militaires. L'un des gendarmes souffre d'une fracture ouverte au niveau du nez. Ils se sont vu prescrire 21 et six jours d'incapacité de travail. Bien connu en Grande-Bretagne, Robert Hendy-Freegard est le sujet central du documentaire "The Puppetmaster: leçons de manipulation" et du film de fiction "Rogue Agent", tous deux diffusés sur la plateforme Netflix. En 2005, il avait été condamné dans son pays à la prison à perpétuité pour enlèvement, tromperie, vol sur des étudiants et des femmes, à qui il avait soutiré plus d'un million de livres, en se faisant notamment passer pour un espion du MI5, le service de renseignement intérieur britannique. Il avait été libéré en 2009 après l'invalidation de sa condamnation pour enlèvement par une cour d'appel.

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