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L'Ordre des médecins n'est "pas favorable à l'euthanasie" et considère que, si la France ouvre la possibilité d'une aide active à mourir, les médecins doivent bénéficier d'une "clause de conscience"

L'Ordre des médecins n'est "pas favorable à l'euthanasie" et considère que, si la France ouvre la possibilité d'une aide active à mourir, les médecins doivent bénéficier d'une "clause de conscience", a déclaré son président jeudi au Quotidien du médecin.

Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) a jugé possible, dans un avis publié mardi, une aide active à mourir à de strictes conditions, pour les adultes atteints de maladies graves et incurables, avec des souffrances physiques et/ou psychiques impossibles à apaiser, et un pronostic vital engagé à moyen terme. Pour le président du Conseil national de l'ordre des médecins (Cnom), François Arnault, "la place et le rôle" esquissés pour le médecin par le CCNE apparaissent "plutôt comme une bonne base de réflexion".

"Il doit s'assurer du diagnostic et vérifier que la personne remplit les critères médicaux - les situations cliniques envisagées, par exemple certaines maladies neurodégénératives, font plutôt consensus dans leur difficulté de prise en charge. Il doit aussi s'assurer de la réalité de la volonté du patient, ce qui est très important", a-t-il détaillé dans une interview. Mais "si une assistance au suicide était acceptée, nous serons très attentifs : doit-il être accompagnateur  ? Sûrement. Effectuer  ? Je ne crois pas. Ce n'est pas son rôle", a souligné le Dr Arnault.

"Et l'Ordre n'est pas favorable à l'euthanasie", où un médecin effectue l'injection létale, a-t-il poursuivi. A la question de savoir s'il faut aller plus loin que la loi Claeys-Leonetti de 2016, le président du Cnom a répondu que "la population a une forte attente" mais qu'"il faut que la loi protège le médecin dans l'accompagnement qu'il serait amené à faire".

"Cela doit passer par une clause de conscience, à l'instar de celle qui existe pour l'interruption volontaire de grossesse, avec le devoir de réorienter le patient vers un médecin qui accepte de le prendre en charge", a-t-il plaidé. Une position qui rejoint les recommandations du CCNE.

 

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Vos réactions

Portrait de Jilou1994
17/septembre/2022 - 19h32

Un médecin devrait avoir le droit de dire non en son âme et conscience. Il ne devrait pas y avoir d'obligation !!! Le droit de partir, oui mais l'obligation pour un médecin, ou un service d'euthanasier, non ! Mais bon un jour il y aura aussi des abus façon Soleil Vert !

Portrait de - - Hugo Drax - -
17/septembre/2022 - 12h32

Le système provoque des cancers avec des normes insuffisantes en matière de pollutions atmosphériques, de particules fines, de microplastiques dans l'alimentation, de métaux lourds,  de résidus de pesticides...etc... puis veut vous euthanasier pour finir.

C'est en soi de l'empoisonnement et un meurtre. Rien d'autre.  

Portrait de Soulejack
17/septembre/2022 - 12h15

 comme le mariage pour tous,si tu es un homme,tu n'es pas obligé de te marier avec un homme.l'aide à mourir,c'est pareil,tu n'es pas obligé de l'utiliser.