18/08/2022 17:02

Le gouvernement syrien a démenti aujourd'hui détenir le journaliste américain Austin Tice enlevé près de Damas il y a dix ans

Le gouvernement syrien a démenti aujourd'hui détenir le journaliste américain Austin Tice enlevé près de Damas il y a dix ans, après de nouvelles accusations des Etats-Unis selon lesquelles le reporter est aux mains du régime de Bachar al-Assad. Le journaliste indépendant, qui travaillait notamment pour McClatchy News, le Washington Post et l'Agence France-Presse (AFP) et couvrait la guerre en Syrie, a été enlevé en août 2012 à Daraya, une banlieue de Damas, où l'armée avait mené une opération de ratissage. Alors âgé de 31 ans, il est apparu dans une vidéo en septembre 2012, les yeux bandés. Mais l'identité de ses ravisseurs reste inconnue à ce jour et peu d'informations ont été rendues publiques depuis son enlèvement.

Le 10 août dernier, M. Biden a affirmé que les Etats-Unis avaient la "certitude" que le journaliste était "détenu par le régime syrien". "Nous avons demandé à plusieurs reprises au gouvernement de Syrie de travailler avec nous pour que nous ramenions Austin à la maison", a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, le ministère syrien des Affaires étrangères a rejeté les "déclarations trompeuses, absurdes et fausses" de M. Biden accusant "le gouvernement syrien d'enlèvement ou d'arrestation de citoyens américains, dont Austin Tice".

"Le gouvernement syrien dément avoir enlevé ou cacher un quelconque citoyen américain entré sur son territoire ou ayant habité dans des zones sous son autorité", a-t-il ajouté. C'est la première fois que la diplomatie syrienne publie un communiqué démentant la détention du journaliste américain. En 2020, le président américain de l'époque, Donald Trump, a envoyé à Bachar al-Assad un message personnel à propos du journaliste.

Il avait affirmé ignorer si le reporter était toujours en vie. En 2018, les autorités américaines avaient annoncé une récompense d'un million de dollars à toute personne fournissant des informations pouvant conduire à la libération de M. Tice.

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