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Pas de Télématin en direct, pas d'infos en direct sur France Info, de la musique sur France Inter : Que se passe-t-il aujourd'hui sur le service public ? Nos explications

Les antennes de radio et chaînes de télé du service public étaient perturbées mardi matin par un mouvement de grève contre la suppression de la redevance audiovisuelle voulue par le gouvernement dès cet automne, perçue par les contestataires comme une "menace" pour leur indépendance. La musique tournait à plein sur France info, France Inter ou encore France Culture en lieu et place des traditionnelles matinales, tandis que France 2 proposait des rediffusions d'extraits de Télématin. Des bandeaux annonçaient également la perturbation des antennes des chaînes d'info France 24 et franceinfo et du site internet de cette dernière.

Les salariés de France Télévisions et Radio France, mais aussi de France Médias Monde (France 24, RFI, MCD), Arte et l'Ina étaient appelés à cesser le travail mardi par une intersyndicale CGT-CFDT-FO-SNJ-SUD-UNSA-CGC-CFTC.

Un rassemblement est également prévu à midi à Montparnasse à Paris, pour un défilé en direction de l'Assemblée nationale.

A l'origine du mouvement, la défense de l'audiovisuel public, au financement et à l'indépendance menacés, selon les syndicats et les grévistes, par la suppression annoncée de la redevance au profit d'un budget courant sur plusieurs années, promis par le gouvernement.

Cette mesure a été proposée pendant la campagne présidentielle par le président Emmanuel Macron, au titre du pouvoir d'achat. D'un montant de 138 euros en métropole et 88 euros outre-mer, elle ne concerne que les foyers qui détiennent un téléviseur: les autres ne la payent pas, même s'ils regardent des programmes sur ordinateur, tablette ou smartphone.

Cette ressource est devenue d'autant plus stratégique depuis la suppression de la publicité en soirée puis dans les programmes pour enfants, sur les chaînes du service public.

Sa suppression entraînera un manque à gagner de plus de 3 milliards d'euros que l'Etat promet de compenser auprès des diffuseurs publics. Mais les contestataires jugent que le budget de l'audiovisuel public "ne peut être décidé par le gouvernement et soumis aux aléas du vote des lois de finances annuelles".

"Il doit disposer d'une ressource affectée, garantissant au mieux son indépendance économique et politique tant en termes d'information que de diversité culturelle", selon un tract syndical.

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Vos réactions

Portrait de Tranquillou et plus
28/juin/2022 - 14h04

On devrait en profiter pour déménager France Télévision en province....

A Rennes ? Toulouse ? Avignon...?

Ce n'est pas le choix qui manque.

Portrait de Tranquillou et plus
28/juin/2022 - 14h02

On devrait en profiter pour déménager France Télévision en province....

A Rennes ? Toulouse ? Avignon...?

Ce n'est pas le choix qui manque.

Portrait de LesupoduZ
28/juin/2022 - 08h45

Yes quel bonheur de ne plus les entendre. Première grève que je soutiens, continuez ! 

Portrait de Sivom45000
28/juin/2022 - 08h31 - depuis l'application mobile

Oui oui le service publique est indépendant et ne représente aucun parti. N'est-ce pas Madame Salamé et Monsieur Ruquier.