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L'hypothèse du suicide collectif d'une famille française à Montreux en Suisse il y a deux mois reste privilégiée, après que le seul survivant a pu parler aux enquêteurs

L'hypothèse du suicide collectif d'une famille française à Montreux en Suisse il y a deux mois reste privilégiée, après que le seul survivant a pu parler aux enquêteurs, a indiqué la police. Le survivant, le fils de la famille âgé de 15 ans, est toujours hospitalisé et est soigné pour plusieurs fractures après s'être jeté dans le vide d'une hauteur de sept étages. Mais il n'a "actuellement aucun souvenir de la journée du drame", indique un communiqué de la police du canton de Vaud (ouest). Les cinq membres de la famille française, y compris les deux enfants, avaient enjambé le balcon de leur appartement grâce à un petit escabeau avant de se précipiter dans le vide, un à un.

"Sur la base des investigations menées suite au drame survenu à Montreux le jeudi 24 mars, la thèse du suicide reste privilégiée, toute intervention d'un tiers étant écartée", souligne t-il.

Les investigations policières sont maintenant terminées, et les investigations techniques, notamment l'analyse des appels téléphoniques et des recherches internet, n'ont montré "aucun signe avant-coureur d'un tel passage à l'acte, ce qui a également été confirmé par le fils".

Les examens pratiqués par les médecins légistes n'ont pas mis en évidence d'autres traces de violence que celles consécutives à la chute d'une hauteur de plus de 20 mètres. Les analyses forensiques dont les analyses ADN ne remettent pas non plus en cause la thèse du suicide.

Le drame s'est produit dans un quartier de Montreux à deux pas du casino de cette ville chic du bord du lac Léman, alors même que des gendarmes se rendaient précisément dans l'appartement de cette famille française. Le père de famille de 40 ans, son épouse de 41 ans, sa soeur jumelle ainsi que la fillette du couple âgée de 8 ans, sont décédés.

Les enquêteurs avaient trouvé un escabeau sur le balcon d'où ont sauté les membres de cette famille, et n'avaient pu déceler aucune trace de lutte. Selon la police, "la famille vivait en quasi-autarcie, retirée de la société, et seule la soeur jumelle de la maman travaillait à l'extérieur du domicile". Ni la maman ni la fillette n'étaient enregistrées auprès des autorités et cette dernière n'était pas scolarisée.

Son grand frère était pour sa part censé être scolarisé à domicile et c'est une procédure de vérification au domicile par deux policiers, peu avant le drame, qui semble avoir poussé à l'acte.

L'enquête a montré que "depuis le début de la pandémie, la famille était très intéressée par les thèses complotistes et survivalistes", et avait "constitué un stock impressionnant de vivres en tout genre". Selon la police, "l'ensemble de ces éléments suggère, chez les membres de cette famille, la crainte d'une immixtion de l'autorité dans leur vie".

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