15/04/2022 18:01

La Russie bloque la version russe du site du Moscow Times, média indépendant respecté, en l'accusant d'avoir publié de "fausses informations" sur le conflit en Ukraine

La Russie a bloqué vendredi la version russe du site du Moscow Times, média indépendant respecté, en l'accusant d'avoir publié de "fausses informations" sur le conflit en Ukraine, dernier exemple de la répression contre les médias. "La Russie a bloqué vendredi le service en langue russe du Moscow Times après la publication de ce que les autorités considèrent comme une fausse information sur des policiers anti-émeutes refusant d'aller combattre en Ukraine", a déclaré le journal sur son site, ajoutant qu'il n'avait pas été notifié de cette décision.

Le gendarme russe des télécommunications Roskomnadzor a confirmé sur son site le blocage, indiquant avoir appliqué une requête du parquet datant du 12 avril. Surtout connu pour sa version en anglais --qui reste accessible-- et fondé en 1992, le Moscow Times était le premier quotidien occidental à avoir été publié en Russie. Son édition papier a cessé de paraître en 2017, sur fond de difficultés économiques et de révolution numérique. Le blocage visant son site en russe illustre l'ampleur de la répression mise en place par les autorités russes depuis le déclenchement de l'offensive de Moscou en Ukraine, le 24 février.

Dans les semaines qui ont suivi le début de l'attaque, la plupart des médias indépendants qui continuaient tant bien que mal de travailler ont été bloqués ou se sont sabordés sous la pression. En outre, plusieurs réseaux sociaux comme Twitter, Facebook et Instagram ont été rendus inaccessibles. La majorité de la population russe n'a plus accès qu'aux médias russes, dont la plupart se font les porte-parole de la propagande du Kremlin. Aux termes de lois récemment votées, publier des informations sur le conflit considérées comme fausses par les autorités est puni de lourdes peines pouvant aller jusqu'à 15 ans de prison. La Russie est l'un des pays au monde les plus restrictifs en matière de liberté de la presse. Avant le début de l'offensive en Ukraine et du renforcement de la censure, elle pointait à la 150e place sur 180 au dernier classement de la liberté de la presse de l'ONG Reporters sans frontières.

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de Vincent705
16/avril/2022 - 07h07
on s'en branle de ton avis de merde et de ta vie de merde a écrit :

On s'en bat les couilles de tes avis de merde et de ta vie de merde!!

Tout comme on s'en fout de vos insultes d'un gamin de dix ans!