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L'Institut Montaigne a annoncé dimanche soir la démission de son directeur Laurent Bigorgne qui aurait drogué à son insu une collaboratrice lors d'une soirée

L'Institut Montaigne a annoncé dimanche soir la démission de son directeur Laurent Bigorgne, qui sera jugé devant le tribunal correctionnel de Paris, soupçonné d'avoir drogué à son insu une collaboratrice lors d'une soirée. M. Bigorgne, qui dirige le think-tank libéral depuis 2011, a remis ce dimanche sa démission qui «a été acceptée par les membres du Comité directeur lors d'une séance exceptionnelle», selon un communiqué de l'Institut Montaigne.

L'organisme ajoute mettre «tout en oeuvre pour accompagner ses salariés durant cette période en leur mettant à disposition une cellule psychologique» et a décidé de «confier à un tiers la conduite d'une enquête interne portant notamment sur l'environnement de travail au sein de l'Institut».

Le Comité directeur de l'Institut Montaigne, Camille Godeau, directrice adjointe, ainsi que le Comité de direction, assureront la continuité de ses activités sous la supervision de son président, Henri de Castries et de ses deux vice-présidents, Jean-Dominique Senard et David Azéma, selon le communiqué.

À l'issue de sa garde à vue commencée vendredi, M. Bigorgne a fait l'objet d'une convocation par procès-verbal le 10 mars devant le tribunal pour «administration de substance nuisible suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours par une personne agissant sous l'emprise manifeste de produits stupéfiants».

Invitée au domicile de Laurent Bigorgne, l'une de ses collaboratrices, âgée d'une quarantaine d'années, a déposé plainte dans la nuit de mardi à mercredi, après un début de soirée passé en sa compagnie.

Selon Le Parisien, elle aurait raconté à la police s'être sentie subitement mal après avoir bu une coupe de champagne et serait allée directement dans un hôpital où on lui aurait dit qu'elle présentait des symptômes de prise de drogue. Selon une expertise toxicologique de la plaignante, elle était alors positive à la MDMA, une drogue de synthèse de la famille des amphétamines aussi appelée ecstasy. Lui, selon la plaignante, aurait pris de la cocaïne.

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