25/02/2022 10:02

Guerre en Ukraine - Reporters sans frontière appelle les belligérants du conflit et les organisations sur place à "respecter leurs obligations internationales" en matière de protection des journalistes en zone de guerre

Reporters sans frontière (RSF) appelle les belligérants du conflit ukrainien et les organisations sur place à "respecter leurs obligations internationales" en matière de protection des journalistes en zone de guerre. L'ONG demande dans un communiqué aux autorités russes et ukrainiennes de "respecter leurs obligations internationales sur la protection des journalistes lors de conflits, aux institutions internationales de faire respecter ces mesures de protection et aux ambassades des États présents en Ukraine de leur accorder l'asile dès que nécessaire".

S'appuyant sur les chiffres de l'armée ukrainienne, qui délivre des accréditations, RSF indique qu'"outre les locaux, plus de 1.000 correspondants étrangers se trouvaient sur le terrain ces derniers jours".

Selon la résolution 2222 adoptée en 2015 par le conseil de sécurité de l'ONU, dont la Russie est membre permanent, et le droit international humanitaire, en cas de conflit armé, "les journalistes sont protégés au même titre que n'importe quel civil, y compris s'ils suivent une armée pour pouvoir travailler", rappelle RSF.

Dans un communiqué séparé, l'Unesco exhorte au respect de cette même résolution onusienne qui promeut des "médias libres, indépendants et impartiaux en tant que fondements essentiels d'une société démocratique".

Les journalistes, en première ligne sur le terrain, "risquent d'être pris pour cibles", poursuit RSF, évoquant "les méthodes du pouvoir russe" avec les professionnels de l'information qui "sont des cibles privilégiées".

"Certains correspondants en région craignent d'être encerclés et de ne pouvoir s'échapper. D'autres qui souhaiteraient être évacués se trouvent bloqués, comme nombre de civils, en particulier à Kharkiv (Est) et Kherson (Sud)", fait état l'ONG.

En Russie, "les autorités ont instauré une censure officielle sur les informations liées à +l'opération spéciale+ en cours", assure RSF, ajoutant que le régulateur des médias russes oblige ces derniers à diffuser uniquement des informations venues "de sources officielles russes". La Russie occupe la 150e place sur 180 pays au classement mondial de la liberté de la presse de RSF et l'Ukraine la 97e place.

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Vos réactions

Portrait de letarsier
25/février/2022 - 10h44

Et pour les autres civils, il dit quoi RSF ?

Ah, rien, ils valent moins que la pellicule qui fera de l'audimat.