06/03 15:31

L'industrie française du jeu vidéo va obtenir une réforme de son crédit d'impôt, qui va notamment rendre davantage de productions éligibles

L'industrie française du jeu vidéo va obtenir une réforme de son crédit d'impôt, qui va notamment rendre davantage de productions éligibles, a-t-on appris auprès du gouvernement et des syndicats du secteur. Présent à l'ouverture d'un événement organisé par le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (Sell) et du Syndicat national du jeu vidéo (SNJV), le secrétaire d'Etat au numérique, Cédric O, a annoncé un accord pour "moderniser" le barème de ce crédit d'impôt. Selon son cabinet, le nouveau barème sera "plus inclusif et plus adapté à l'industrie", et notamment au segment des jeux mobiles qui compte plusieurs champions français, dont la jeune licorne (entreprise non cotée valorisée plus d'un milliard de dollars) Voodoo. "Cela va permettre d'accompagner plus de projets, et notamment des projets qui se développent très vite", a ajouté le cabinet, interrogé par l'AFP. La réforme doit d'abord être notifiée à la Commission européenne, puis elle pourra faire l'objet d'un décret, une fois l'accord obtenu. Depuis le 1er janvier 2008, les entreprises du secteur bénéficient d'un crédit d'impôt, dont le taux s'élève à 30% des dépenses éligibles, dans la limite de 6 millions d'euros par exercice. En 2020, ce sont "plus de 200 millions d'euros" de dépenses de production qui ont pu être réalisées sur le territoire français grâce à ce dispositif, selon le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC), qui consacre également son propre fonds d'aide aux créateurs de jeux vidéo. Les principaux syndicats du jeu vidéo ont plaidé mercredi pour que la France, 3e en Europe en termes de chiffre d'affaires, devienne "leader" européen du secteur d'ici cinq ans, demandant aux pouvoirs publics d'en faire une "priorité industrielle". Décliné en quatre grandes propositions, le plaidoyer du Sell et du SNJV demande un soutien "explicite" des pouvoirs publics, alors que le secteur se plaint d'un "déficit de considération" au moment des grands arbitrages interministériels. A quelques semaines de l'élection présidentielle, la filière, rattachée à la fois au ministère de la Culture et au ministère de l'Economie, a aussi demandé un positionnement plus marqué dans le giron de Bercy, à travers notamment la création d'un ministère du Numérique "de plein exercice".

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