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Une future "Maison du dessin de presse" ouvrira à Paris dans deux ou trois ans, annonce le Président Emmanuel Macron, conformément à sa promesse formulée en 2020 pour défendre "la liberté de blasphème"

Une future "Maison du dessin de presse" ouvrira au centre de Paris dans deux ou trois ans, a annoncé Emmanuel Macron, conformément à sa promesse formulée en 2020 pour défendre "la liberté de blasphème". Le chef de l'Etat a officialisé cette annonce lors de ses voeux à la presse, en ce jour anniversaire de la marche du 11 janvier en hommage aux victimes de l'attentat contre Charlie Hebdo en 2015 après la publication de caricatures de Mahomet.

"L'esprit du 11 janvier, celui de cette marche qui, il y a sept ans tout juste, a rassemblé des millions de personnes pour la liberté d'expression, continuera donc de vivre en 2022, au coeur de Paris", dans le VIème arrondissement, a souligné M. Macron. "La satire, le dessin d'humour, le dessin d'actualité, le dessin politique sont au coeur de l'histoire de France", a-t-il insisté, répétant que "nous ne céderons rien quant au combat pour toutes les libertés, y compris celle de caricaturer (…) au risque de parfois susciter le courroux, les violences et les menaces".

Emmanuel Macron avait annoncé la création d'une mission pour créer une "maison du dessin de presse et du dessin satirique" lors de ses voeux à la presse de janvier 2020, en défendant le droit au blasphème comme élément de la liberté d'expression.

Une déclaration qui avait eu lieu quelques mois avant l'attaque à l'arme blanche devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, suivie de l'assassinat de Samuel Paty, à l'automne 2020.

Mais la pandémie a retardé la concrétisation de cet engagement, souhaité dès 2007 par le dessinateur Georges Wolinski et porté, à la mort de celui-ci dans l'attaque de Charlie Hebdo, par son épouse Maryse, elle-même décédée en décembre dernier.

"Les travaux commenceront dès que possible", a souligné mardi Emmanuel Macron. Précisant que le nom du lieu n'était pas encore définitif, l'Elysée a expliqué que le nom de "maison de la caricature avait été jugé "trop restrictif" et l'ajout ou non du mot de "dessin satirique", souhaité notamment par Maryse Wolinski, n'était pas encore décidé.

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Vos réactions

Portrait de Greenday2013
17/janvier/2022 - 14h28
bertrand85 a écrit :

Le même président qui intente des procès en pagaille aux affichistes qui le caricaturent ou qui envoie la police chez des citoyens qui se moquent de lui avec des banderoles sur leurs balcons!

La liberté d'expression n'a jamais été plus en danger qu'avec le président actuel. Et je ne parle pas du musellement des idées non-conformes au régime sur les réseaux sociaux sur ordre du même régime...

"En pagaille" ? Avez-vous une liste de tous ces procès ?

Portrait de bertrand85
16/janvier/2022 - 16h36

Le même président qui intente des procès en pagaille aux affichistes qui le caricaturent ou qui envoie la police chez des citoyens qui se moquent de lui avec des banderoles sur leurs balcons!

La liberté d'expression n'a jamais été plus en danger qu'avec le président actuel. Et je ne parle pas du musellement des idées non-conformes au régime sur les réseaux sociaux sur ordre du même régime...

Portrait de Scatman
16/janvier/2022 - 15h20

Il serait utile de rajouter qu'une telle structure existe depuis 1982 en Haute Vienne à St Just Le Martel. Voilà que Sieur Macron veut son musée, à Paris, c'est mieux que la Province? Et pour compléter, les archives de ce musée serait installée à Amiens, ville d'origine de Mr Macron...