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La ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, Elisabeth Moreno, est "quasiment certaine" que les règles "dépassées" de Miss France "vont évoluer"

La ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, Elisabeth Moreno, est "quasiment certaine" que les règles "dépassées" de Miss France "vont évoluer", a-t-elle dit à l'AFP après avoir rencontré les candidates à Caen, où se tient le concours samedi. Avec Alexia Laroche-Joubert, la présidente de la société Miss France, "nous sommes dans une discussion qui, à mon avis, va faire bouger les choses", a précisé Mme Moreno. "Ce que je remets en question, c'est les règles qui peuvent être discriminantes. Donc nous en avons longuement discuté. Elle a montré la volonté de faire évoluer certaines de ces règles et je salue cette volonté", a poursuivi la ministre qui a reçu en novembre Mme Laroche-Joubert au ministère.

Les deux femmes se sont revues vendredi matin à Caen. En octobre, Mme Moreno avait estimé "que les règles de Miss France étaient dépassées". "On a notamment parlé du fait qu'une femme veuve ou une femme qui est déjà mère ne puisse pas postuler", a ajouté vendredi la ministre. Mme Moreno estime toutefois que "les miss, ce n'est plus ce temps passé où c'était : +Soit belle et tais-toi+". "Les femmes ont très peu de visibilité dans notre pays. Je sais que Miss France a été un moyen pour beaucoup de femmes de s'émanciper, d'être connue, de pouvoir créer leur entreprise, (...) leur association (...) Ca, il faut le favoriser", a-t-elle ajouté. "Tous les moyens qui permettent" cela "je les soutiens. Maintenant il faut les adapter à 2021", a-t-elle conclu.

En octobre, Mme Moreno avait jugé "complètement +has been+" les règles de ce concours. "Pourquoi une Miss France ne pourrait pas faire d'ironie, ne pourrait pas être maman ou poser seins nus pour lutter contre le cancer?", s'était-elle interrogée. Mme Laroche-Joubert a depuis, lors de la présentation du concours 2022, annoncé que les candidates seraient pour la première fois rémunérées pour la finale mais pas pour les répétitions. "Il y a des critères à faire évoluer pour s'adapter à l'époque (...). Je pense que sûrement le statut de célibataire est obsolète", a-t-elle aussi admis. Le conseil de prud'hommes de Bobigny doit se pencher le 21 juin sur les conditions de participation des candidates au concours "Miss France", selon "Osez le féminisme" qui a saisi la justice pour violation du droit du travail. 

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Vos réactions

Portrait de Julien92
12/décembre/2021 - 08h28

Ce concours, que personne n'est obligé de regarder et une affaire privée. Au nom de quoi l'état devrait mettre son nez la dedans? Les candidates sont volontaires et aucune loi n'est violée.  Cette ministre déléguée n'aurait-elle pas  autre chose à faire?

Portrait de YVESM
11/décembre/2021 - 09h56

Ce sera Le sujet de la présidentielle de 2022.

Macron va proposer de renommer Miss France en Miss Europe.

Jadot voudra, sous des pressions internes, interdire ce concours.

Pécresse va proposer de réunir  une commission parlementaire sur le sujet.

Hidalgo ne pourra pas s’exprimer sur le sujet.

Zemmour dira que c’est idiot d’interdire ce concours et qu’il y’a des trucs plus graves dont il faut s’occuper.