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Affaires PPDA et Nicolas Hulot: Quatorze victimes présumées répondent à Emmanuel Macron qui avait dit souhaiter "ni complaisance" ni "inquisition" concernant ces accusations

"Nous ne sommes pas les bourreaux": un collectif de quatorze femmes s'étant déclarées victimes de violences sexuelles de la part de Nicolas Hulot et de Patrick Poivre d'Arvor dénoncent mercredi les propos d'Emmanuel Macron qui avait dit souhaiter "ni complaisance" ni "inquisition" concernant ces accusations. "Quel est le rapport entre nos récits et l'Inquisition? De nos intimités exposées naîtrait le risque de replonger la France dans une des périodes les plus sombres et les plus unanimement détestées de l'histoire occidentale?", écrivent-elles dans une tribune publiée sur le site du journal Le Monde.

"En agitant la menace inquisitoriale, vous en rajoutez une couche, vous nous dites que nous sommes dangereuses. Une pièce de plus dans la machine à taire. Mettre nos misères en lumière risquerait d'enfoncer la France dans les ténèbres? Nos récits ne devraient-ils pas faire avancer le droit plutôt que de le faire reculer jusqu'aux horreurs de l'Inquisition?", poursuivent-elles. Elles réagissent aux propos d'Emmanuel Macron, tenus mercredi dernier en Conseil des ministres et qui ont été rapportés par des participants, qui avait dit souhaiter ni "opacité", ni "complaisance" ni "inquisition" à propos des accusations d'agressions sexuelles et de viol contre son ex-ministre Nicolas Hulot.

"Nous avons énormément fait pour cela, et nous allons continuer à agir résolument en ce sens", avait-il ajouté. Ces propos marquaient sa première réaction après la diffusion, le 25 novembre sur France 2, d'une enquête dans laquelle plusieurs femmes ont accusé Nicolas Hulot de viols et d'agressions sexuelles. Une enquête préliminaire a été ouverte dans la foulée par le parquet de Paris. Au total, ce sont au moins six femmes, dont l'une mineure au moment des faits, qui le mettent en cause.

Concernant l'affaire dite "PPDA", elle a éclaté en février, quand la journaliste Florence Porcel a déposé une plainte pour viol. Dans le cadre de l'enquête préliminaire menée par le parquet de Nanterre, 23 femmes avaient témoigné, dont neuf avaient choisi de porter plainte pour viol, agressions sexuelles ou harcèlement sexuel. Parmi les signataires de cette tribune, l'ancienne présentatrice de JT, Hélène Devynck, Cécile Thimoreau, ancienne journaliste à TF1 et Muriel Reus, ancienne cadre de TF1. Elles ont cofondé l'association #MeTooMedias, qui vise à briser l'omerta dans les médias français.

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Vos réactions

Portrait de Greenday2013
8/décembre/2021 - 14h08
vraimentcompliqué2 a écrit :

Elles ne sont effectivement pas les bourreaux ! Macron a établi une double peine qui transformerait les victimes en coupables en leur intimant le silence. Lui qui donne des leçons d'histoire il devrait savoir qu'utiliser le terme d'inquisition est plus qu'inapproprié au regard de l'Histoire ! 

Donc on doit croire tout le monde sur parole, c'est ça ?

N'importe quelle femme qui se dit victime est obligatoirement victime ?

Portrait de vraimentcompliqué2
8/décembre/2021 - 13h06

Elles ne sont effectivement pas les bourreaux ! Macron a établi une double peine qui transformerait les victimes en coupables en leur intimant le silence. Lui qui donne des leçons d'histoire il devrait savoir qu'utiliser le terme d'inquisition est plus qu'inapproprié au regard de l'Histoire !