02/12/2021 13:33

Accusé de violences contre sa compagne, la judokate Margaux Pinot, Alain Schmitt publie à son tour des photos de son visage contusionné, avec notamment un œil au beurre noir - Vidéo

13h32: Dénoncé comme un homme violent malgré sa relaxe, l'entraîneur de judo Alain Schmitt a contre-attaqué jeudi, évoquant un "lynchage médiatique" et niant à nouveau les coups dont l'accuse sa compagne, la championne olympique Margaux Pinot. Dans la nuit de mardi à mercredi, le tribunal correctionnel de Bobigny a relaxé le judoka de 38 ans à l'issue d'une audience en comparution immédiate, estimant "n'avoir pas assez de preuves de culpabilité". Le parquet, qui avait requis un an de prison avec sursis, a fait appel.

Ce jugement a soulevé l'indignation dans le monde du judo et sur les réseaux sociaux, où la justice s'est retrouvée accusée de laxisme envers les violences conjugales. La controverse s'est embrasée mercredi avec la publication sur internet, par Margaux Pinot elle-même, d'une photo de son visage tuméfié peu après les faits. Les stars du judo français Teddy Riner et Clarisse Agbégnénou lui ont manifesté publiquement leur soutien.

"Il y a eu un appel (du parquet), c'est la justice. Ils ont le droit de le faire et ils l'ont fait. Maintenant, ce que je ne respecte pas par contre, c'est le lynchage médiatique qui a été fait autour de ça. Instagram, Twitter, c'est tout sauf un tribunal", a répliqué Alain Schmitt, un énorme bleu sur la partie supérieure droite du visage, lors d'une conférence de presse jeudi.

Margaux Pinot, 27 ans, accuse son compagnon et ex-entraîneur au sein du club l'Etoile sportive du Blanc-Mesnil de lui avoir asséné des coups, frappé la tête contre le sol mais aussi d'avoir tenté de l'étrangler lors d'une altercation dans la nuit de samedi à dimanche dernier à son domicile du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis). Les policiers avaient interpellé Alain Schmitt peu après, suite à l'appel au 17 d'une voisine chez laquelle Margaux Pinot avait trouvé refuge.

07h15: Arrêté en état d'ivresse quelques heures avant son départ prévu pour Israël, où il est attendu pour prendre les rênes de l'équipe nationale féminine, Alain Schmitt a nié "à 100%" les faits qui lui étaient reprochés, et a décrit, à la barre, une bagarre entre amants comme une "tornade", à base de prises de judo et déclenchée selon lui par Margaux Pinot.

Une version appuyée par son avocat, Me Malik Behloul,  précise que son client présente lui aussi un visage contusionné, avec notamment un œil au beurre noir. (Voir ci-dessous et dans la vidéo ci-dessus)

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07h01: Cette relaxe a suscité un vent d'indignation parmi les coéquipiers en équipe de France de Margaux Pinot, à l'image de Clarisse Agbégnénou qui s'est dite "choquée" par la décision de justice : "Je n'ai pas les mots pour exprimer tout ce qui se passe dans ma tête et mon corps en tant que femme face à ce que ma coéquipière Margaux Pinot a subi", a tweeté la porte-drapeau de la délégation française aux Jeux olympiques de Tokyo.

"Nous sommes tous profondément touchés par ce que vient de subir notre coéquipière Margaux Pinot", a abondé quelques minutes plus tard le triple champion olympique Teddy Riner. Même son de cloche à la Fédération française de judo : "on a été abasourdi, on a pris un KO par la décision", a confié son président Stéphane Nomis à l'AFP dans la soirée.

"Je ne comprends pas comment on peut dire qu'il y a une absence de preuves, a estimé le dirigeant. Je n'ai pas tout le dossier, mais quand on voit son état, j'ai du mal à comprendre que quelqu'un puisse dire absence de preuves."

"On va bien évidemment être très, très attentifs à la décision définitive, elle va avoir notre soutien, l'opinion est avec elle, la fédération est avec elle", a-t-il ajouté.

06h39: Après que son compagnon et ancien entraîneur Alain Schmitt a été relaxé mardi  par le tribunal correctionnel de Bobigny, la judokate Margaux Pinot a investi les réseaux sociaux pour faire valoir sa version des faits. L'entraîneur avait été arrêté dimanche, vers 2 heures du matin et placé en garde à vue pour des suspicions de violences conjugales survenues dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 novembre au domicile de l'athlète, au Blanc-Mesnil, en Seine-Saint-Denis.

Sur ses réseaux sociaux (Instagram et Twitter), la judokate a posté ce mercredi 1er décembre une photo d'elle après les faits (attention, les images peuvent choquer). On la voit le visage tuméfié et plein de coups.

Dans la publication qui accompagne la photo, elle y décrit sa nuit du 27 au 28 novembre. "J'ai été insultée, rouée de coups de poings, ma tête a été frappée au sol à plusieurs reprises. Et finalement étranglée."

"J'ai cru mourir, j'ai réussi à m'enfuir pour me réfugier chez mes voisins qui ont immédiatement appelé la police", poursuit-elle. Margaux Pinot donne également des informations sur son état. "J'ai plusieurs blessures dont une fracture au nez et 10 jours d'Interruption temporaire de travail."

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Vos réactions

Portrait de blagounette
2/décembre/2021 - 18h58

Ils se sont battus comme des chiffonniers et après ça pleure. Un partout, la balle au centre. Qu'ils règlent leurs problèmes entre eux et pas dans les médias.  

Portrait de vraimentcompliqué2
2/décembre/2021 - 17h55

Personne ne connait l'exactitude des faits mais tout le monde l'ouvre !

Très honnêtement je vois mal, par les temps qui courent, un Magistrat relaxer un homme accusé de coups sur une une femme sans avoir quelques raisons de le faire.

Portrait de fifeur
2/décembre/2021 - 11h55

Il n'a pas été relaxé comme ça....

Dommage qu'il ne soit pas dans le camp du bien et elle s'en sert!! C'est moche

Portrait de Ninie76700
2/décembre/2021 - 11h22

Il faut faire attention à ne pas prendre la défense de cette femme trop vite, les blessures qu'elle montre sont elle du conjoint ou en partie d'elle même ? Car le monsieur n'a aucun  antécédents de violence alors qu'elle en a un paquet sur ses anciens conjoints et même sur ses collègues !!! Donc ne pas condamné trop vite. Il y a un appel, une nouvelle enquête plus poussée permettra peut-être d'y voir plus clair

Portrait de Azrael68
2/décembre/2021 - 11h15 - depuis l'application mobile

Comme quoi les sports de combat ne servent à rien

Portrait de Jilou1994
2/décembre/2021 - 09h22

Une chose est certaine, l'alcool n'est pas compatible avec la sobriété des relations conjugales ! 

Portrait de lucieat
2/décembre/2021 - 08h27

C'est sur qu'elle a du se défendre. ça devait faire une sacrée bagarre dans le maison !!!

Portrait de MICMAH458
2/décembre/2021 - 08h13

L'entraîneur qui se fait battre par son ancienne élève, je me poserais des questions si j'étais à la place de l'équipe d'Israël qui vient de le recruter...

Portrait de rocambole95
2/décembre/2021 - 08h13
djelloul a écrit :

je t ai fait ca..............pcq tu m as fait ca...Mais c est qui qu a commencé.....non non c est toi qui a commencé...non non c est toi   Heu je vais le dire a ma mère .....et pis après c est depot de plainte pour.l un .....pour l autre C est la police qui doit bien se marrer

    c'est sur on se croirait dans une cour d'école ; affligeant .

Portrait de nina83
2/décembre/2021 - 08h12

Ah évidemment, ça va être plus compliqué de trancher ..... 0/0 

Portrait de djelloul
2/décembre/2021 - 07h55

je t ai fait ca..............pcq tu m as fait ca...Mais c est qui qu a commencé.....non non c est toi qui a commencé...non non c est toi   Heu je vais le dire a ma mère .....et pis après c est depot de plainte pour.l un .....pour l autre C est la police qui doit bien se marrer

Portrait de Julien92
2/décembre/2021 - 07h53

Au vu de leurs visages, on peut comprendre le jugement du magistrat : Match nul

Portrait de Gregeagle
2/décembre/2021 - 07h14

Le pire c'est l'utilisation des médias pauvre monde