15:02

Belgique: La justice enquête sur un médecin soupçonné d’avoir enregistré 2.000 fausses vaccinations anti-Covid - La fraude "la plus grave" à ce jour dans la gestion de la pandémie dans le pays

La justice belge enquête sur un médecin soupçonné d’avoir enregistré 2.000 fausses vaccinations anti-Covid, la fraude « la plus grave » à ce jour dans la gestion de la pandémie en Belgique, selon la ministre wallonne de la Santé qui a révélé les faits mardi. Ce praticien de la partie francophone du pays aurait offert ses services « aux quatre coins de la Wallonie », parfois en se faisant rémunérer pour des injections qui n’avaient pas lieu. L’objectif était de faire bénéficier le patient d’un pass sanitaire lui permettant d’échapper aux restrictions en vigueur.

« C’est une fraude à la vaccination de la part d’un médecin qui a encodé un nombre astronomique de personnes qu’il auraient vaccinées (...) 2.000 personnes au total », a affirmé au micro de la RTBF Christie Morreale, ministre de la Santé de la région wallonne. Selon elle, il est impossible qu’un seul médecin ait pu vacciner autant de monde dans tant de lieux différents. La justice et l’ordre des médecins ont été saisis du dossier, et ce généraliste a d’ores et déjà été privé de l’accès à la banque de données qui centralise les vaccinations. Il devrait être poursuivi pour faux et usage de faux.

Quant aux personnes qui ont bénéficié de ses services, elles sont également passibles de poursuites judiciaires, a précisé la ministre.

Dans un premier temps, leur pass sanitaire (ou « Covid Safe Ticket » en Belgique) a été « suspendu » et elles vont être contactées pour se voir proposer une vaccination en bonne et due forme, toujours selon Mme Morreale. « On s’est rendu compte sur des sites antivax qu’il y avait des appels à acheter des faux certificats », certains donnant accès à des fausses vaccinations (pour être en contact avec le médecin enregistrant l’acte), a aussi expliqué cette responsable socialiste du gouvernement régional de l’ex-Premier ministre Elio Di Rupo. « C’est l’anomalie la plus importante et la plus grave, c’est un acte extrêmement dangereux, (...) une rupture de confiance », a-t-elle insisté, soulignant que ces « faux vaccinés » exposent leurs contacts sociaux à la maladie.

Ailleurs sur le web

Vos réactions