31/12/2010 10:24

Crime journaliste: Le fils avoue avoir acheté un marteau

Le fils du journaliste Bernard Mazières, mortellement blessé la semaine dernière à son domicile, a avoué avoir acheté un marteau avant le meurtre de son père, auquel il n'est toutefois pas certain qu'il ait directement participé, a-t-on appris vendredi de source proche de l'enquête. 

Le fils de la victime, âgé de 17 ans, et en garde à vue depuis mercredi après-midi, "a reconnu qu'il avait acheté un marteau", a-t-on indiqué, précisant qu'il "ne s'entendait pas du tout avec son père". 

"Ce qui n'est pas certain, c'est qu'il ait participé directement au meurtre ou qu'il ait attendu en bas", a-t-on ajouté.  Un de ses amis, âgé de 25 ans, a pour sa part été interpellé jeudi soir dans le Val-de-Marne. Il est soupçonné de s'être rendu, à la demande du fils, au domicile de l'ancien journaliste du Parisien pour lui soutirer de l'argent.  Le parquet de Paris devrait ouvrir en fin de journée une information judiciaire, confiée à un juge d'instruction, a-t-on indiqué vendredi de source judiciaire. 

Selon TF1 News, le fils du journaliste aurait reconnu devant les policiers avoir acheté, avec son ami, un marteau pour tuer son père qu'il ne supportait plus. Les deux jeunes pourraient alors être poursuivis pour "assassinat". 

"La garde à vue se poursuit, la vérité de ce matin peut être différente de celle de cet après-midi", a-t-on simplement indiqué de source judiciaire, refusant de "confirmer ni d'infirmer" cette thèse de la préméditation. 

L'autopsie, pratiquée samedi, a confirmé que M. Mazières était mort des suites d'un fracas crânien par un objet contondant et qu'il avait été poignardé à la gorge. 

Agé de 60 ans, M. Mazières, qui avait quitté il y a un an ses fonctions au Parisien, a été retrouvé mort vendredi par sa femme de ménage à son domicile, dans le VIe arrondissement, dans la chambre de son fils, avec qui il vivait.

La mort pourrait remonter à jeudi dans la soirée. Aucune trace d'effraction n'a été relevée par les enquêteurs. Ce meurtre avait suscité l'émotion de la classe politique.

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions