grenoble Un jeune guetteur dans une cité en zone rurale s'est confiée à CNEWS. Le jeune homme raconte son quotidien, son rapport à la police, à la drogue, sa vie de famille. Le guetteur - celui qui surveille si la police pénètre dans une cité où un quartier contrôlé par le trafic de stupéfiants (ndlr) - explique se «sentir en sécurité» dans son activité.
Selon lui, il est plus simple de «rester entre ces murs» à attendre les clients et surveiller la zone où s'écoule le trafic. «Je n'ai pas peur du monde extérieur, seulement dans le quartier, on est comme une famille», explique le jeune homme.
Il poursuit son propos en évoquant l'organisation militaire des ces réseaux. «Lorsqu'un guetteur est interpellé, un autre prend sa place dans la journée».
Et les forces de l'ordre se heurtent à un problème récurrent, souvent les «choufs» sont mineurs et, pour ceux qui seraient majeurs, le délit de flagrance est extrêmement difficile à prouver.
Le ministère de la Justice indiquait qu'entre «2004 et 2011 seulement une centaine d'affaires par an ont fait l'objet d'une condamnation».
Une impuissance que tente de résoudre le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, en se prenant à la base de l'organisation, celui qui prévient les complices du trafic de drogue.
Vos réactions
Que fait un plombier lorsque un robinet fuit ? Il coupe l'arrivée d'eau avant de le changer. En matière de lutte contre la drogue l'Etat fait exactement l'inverse ! S'il y a des vendeurs c'est avant tout parce qu'il y a des acheteurs ! Donc il faut pourchasser et interpeller les acheteurs afin de fermer le robinet des vendeurs ! Tolérance zéro pour les acheteurs : Un flagrant délit d'achat de drogue = 1 mois de prison ferme pour la première arrestation !
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