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En un an, Radio France a acté le départ de 243 salariés sur les 340 départs prévus par l'accord de rupture conventionnelle collective signé en octobre 2020

En un an, Radio France a acté le départ de 243 salariés sur les 340 départs prévus par l'accord de rupture conventionnelle collective signé en octobre 2020 avec les syndicats, a indiqué mercredi Sibyle Veil, PDG de Radio France devant une commission de l'Assemblée nationale. Avec 243 départs concrétisés en un an, 71% de l'objectif a été atteint "et nous avons encore jusqu'à fin 2022 pour achever cette réduction d'effectifs", a détaillé Sibyle Veil, auditionnée par une commission de l'Assemblée nationale sur l'exécution du contrat d'objectifs et de moyens du groupe radiophonique public en 2020.

L'accord, intégré dans un vaste plan d'économies de 60 millions d'euros, prévoit 340 départs volontaires dont plus de la moitié (183) doivent être remplacés.

En ajoutant aux départs remplacés des créations de postes et des titularisations en CDI, le groupe doit procéder en tout à 271 embauches d'ici 2022, a confirmé le groupe à l'AFP. La numéro un de Radio France a rappelé aux députés avoir engagé une vaste réorganisation afin de respecter la "trajectoire économique" fixée avec l'Etat.

L'annonce du plan de départ avait conduit à la plus longue grève au sein du groupe entre fin 2019 et début 2020. Cette trajectoire est "d'autant plus difficile pour un acteur comme Radio France que (...) l'essentiel de nos programmes sont en direct, et donc la majeure partie de nos coûts sont fixes", a-t-elle souligné.

"Dans ce contexte, on a fait le choix de faire des efforts de réorganisation importants pour que l'ensemble de nos missions continuent d'être menées", soit depuis début 2021, 30 projets de réorganisation validés sur les 57 prévus par le projet stratégique du groupe.

Parmi ceux-ci, "nous avons expérimenté une réduction des équipes" sur des émissions "de manière à orienter une partie des salariés vers de nouvelles productions" appelées à se développer, comme les podcasts.

Ce qui a "conduit à un mouvement social", en cours depuis le 6 octobre, perturbant des émissions de France culture et de France musique. Le taux de participation ne dépasse pas toutefois dix salariés par jour, selon la dirigeante.

"Ces efforts de réorganisation très importants ne peuvent pas se reproduire", a averti Mme Veil, et "si jamais de nouvelles économies devaient nous être demandées, cela passera nécessairement par une réduction de nos offres".

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Vos réactions

Portrait de Mykeou
21/octobre/2021 - 09h11

Diantre !! Il  en a du monde dans cette fourmilière...Le repaire à copains mono-idéologistes dégraisse ? 680 millions d'euro abreuvent les quelques entités de Radio France soit l'équivalent du chiffre d'affaire de TOUTES les stations privées de France....et il y en a des centaines.

Je ne veux pas que mes impôts financent France inter et consort. (il est vrai, aussi, qu'ils ne demandent pas mon avis).

PRIVATISEZ TOUTES LES CHAINES DE RADIO-TV sauf une ou deux pour sa propagande et une pour la dite "culture". Celle que personne ne veut voir : genre des étrons canins au milieu de danseurs ou financer des plugs anaux.