Jordan Bardella Souhaitant «participer à la nouvelle offre politique qui découlera de la campagne présidentielle», Edouard Philippe, ex-chef du gouvernement, a décidé de constituer sa propre formation politique. Ce nouveau parti, dont le lancement officiel est prévu ce samedi , au Havre, suscite quelques interrogations au sein de la majorité.
Edouard Philippe a pourtant assuré à plusieurs reprises Emmanuel Macron de son soutien pour l'élection présidentielle de 2022, lui promettant «loyauté» et «enthousiasme».
L'ancien Premier ministre a par ailleurs indiqué aux marcheurs qu'ils étaient tous les «bienvenus» au lancement de son parti, dont l'objectif affiché est de «participer à l'élargissement [...] du socle électoral du président» Macron.
D'ailleurs, ce samedi 9 octobre, les trois patrons des groupes parlementaires de la majorité, Christophe Castaner (LREM), Olivier Becht (Agir) et Patrick Mignola (MoDem), seront présents au Havre.
De même qu'au moins une douzaine de députés LREM, venus à leur «initiative personnelle». Parmi eux, Marie Guévenoux, qui représentera le parti présidentiel, Marie Lebec (première vice-présidente des députés LREM), Aurore Bergé (présidente déléguée), Naïma Moutchou (Val d'Oise), Cendra Motin (Isère) ou encore Thomas Mesnier (Charente).
Si Christophe Castaner assure que «personne ne doute de son engagement [celui d'Edouard Philippe, NDLR] dans la majorité présidentielle», certains députés font part d'une certaine «fébrilité» de leurs collègues, voire de mises en garde quant à leur participation au lancement du parti de l'ancien Premier ministre. Ce que la direction du groupe LREM récuse. Quelques questionnements semblent néanmoins poindre, même parmi ceux qui seront présents ce samedi. Olivier Becht, président du groupe Agir à l'Assemblée, prévient d'ores et déjà Edouard Philippe : il «va devoir se positionner».
Selon lui, si le maire du Havre ne parvient pas à «accueillir des personnalités, notamment de l'UDI ou de LR, qui n'ont pas encore rejoint la majorité», alors «il sera sur le même positionnement qu'Agir», qui unit déjà des alliés de la droite et du centre droit.
S'il assure que son groupe «à vocation à travailler avec cette nouvelle offre politique», Olivier Becht estime néanmoins qu'«avoir deux structures de même sensibilité qui font la même chose, ça n'a pas d'intérêt». Il ajoute par ailleurs ne pas souscrire «à ce stade» à la proposition d'Edouard Philippe d'un report de l'âge de la retraite pouvant aller jusqu'à 67 ans.
Vos réactions
Quand Philippe " dézinguait " Macron en 2015
" Il marche sur l’eau en ce moment. Il guérit les aveugles, il multiplie les pains, il répand la bonne parole. A la France paralysée, il ordonne 'Lève-toi et en marche !' ; aux électeurs déboussolés, il dit 'celui qui vient à moi n’aura jamais faim et celui qui croit en moi n’aura jamais soif'. Et tout ça, tout seul, sans réel programme, ni réelle équipe. Il suffit de croire en lui. D’avoir la foi."
"Qui est Macron ? Pour certains, impressionnés par son pouvoir de séduction et sa rhétorique réformiste, il serait le fils naturel de Kennedy et de Mendès France. On peut en douter. Le premier avait plus de charisme ; le second plus de principes",
Il va se presenter aux presidentielles pour faire barrage a macron
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