joe biden Joe Biden, qui traverse la première grave crise de sa présidence, a défendu lundi sans ciller sa décision de retirer les troupes américaines d'Afghanistan dans une courte allocution. "Je suis le président des Etats-Unis et à la fin c'est moi qui assume. Je suis profondément attristé par la situation, mais je ne regrette pas" la décision de retirer d'ici le 31 août les forces américaines d'Afghanistan, où elles combattent depuis vingt ans, a-t-il dit.
Une vingtaine de minutes, c'est le temps qu'a consacré le président américain à un discours extrêmement attendu, après plusieurs journées de silence.
Sans répondre aux questions des journalistes rassemblés à la Maison Blanche, il a repris ensuite le chemin de Camp David, lieu de villégiature des présidents américains, où il était en vacances depuis vendredi et d'où il n'était revenu que lundi à la mi-journée.
Alors que la prise de pouvoir fulgurante des talibans et les scènes de chaos à l'aéroport de Kaboul ont sidéré le monde, le commandant en chef de l'armée américaine a tout juste concédé que "tout cela s'est déroulé plus rapidement que nous ne l'avions prévu." Pour Joe Biden, les Etats-Unis ont donné à l'armée afghane "toutes les options" possibles, en investissant lourdement dans son équipement et son entraînement.
"Les forces américaines ne peuvent pas, et ne devraient pas, mener une guerre et mourir d'une guerre que les forces afghanes n'ont pas la volonté de combattre pour eux-mêmes", a-t-il lancé, assumant d'être "critiqué". Et critiqué, le démocrate de 78 ans l'est, comme jamais depuis son élection, par tous les médias américains, y compris ceux qui avaient accueilli avec soulagement son élection.
"Que l'on trouve cela juste ou injuste, l'histoire retiendra que Joe Biden est celui qui a présidé à la conclusion humiliante de l'expérience américaine en Afghanistan", a asséné lundi le New York Times.
Face à cette vague, la Maison Blanche de Joe Biden, cette machine bien huilée, a semblé tétanisée ces derniers jours. Il s'est écoulé presque une semaine entre la dernière prise de parole publique du président sur l'Afghanistan, mardi dernier, et son discours de lundi.
Entre les deux, le message de Joe Biden, qui pour l'occasion semble avoir remisé l'empathie dont il fait volontiers sa marque de fabrique, n'a pas changé: les Etats-Unis n'ont plus rien à faire en Afghanistan, où ils ont éradiqué la menace terroriste, un message au départ plutôt positivement perçu par l'opinion publique.
Mais c'était avant que l'Amérique ne suive heure par heure la chute de Kaboul, une issue dont Joe Biden assurait, il y a quelques semaines à peine, qu'elle n'était pas "inévitable". C'était avant également que les télévisions ne diffusent des images d'hélicoptères américains au-dessus de Kaboul, rappelant l'évacuation dans la panique de l'ambassade américaine aux dernières heures de la guerre du Vietnam - un scénario que Joe Biden, là aussi, avait rejeté sèchement.
Jeudi et vendredi, dans un décalage toujours plus saisissant avec la progression fulgurante des talibans, la Maison Blanche s'attachait encore essentiellement à promouvoir de grands projets économiques et sociaux, et à diffuser des photographies d'un Joe Biden recevant des mises à jour sur l'Afghanistan pendant ses vacances.
L'opposition républicaine s'est engouffrée dans la brèche, elle qui était bien embarrassée jusque là, puisque le retrait d'Afghanistan avait été décidé au départ par Donald Trump. L'ancien président républicain lui-même ne s'y est pas trompé, lui qui avait pourtant fixé un calendrier encore plus serré que celui de Joe Biden, puisqu'il avait fixé l'échéance au 1er mai 2021. Donald Trump a publié lundi une série de communiqués lapidaires, et réagi ainsi à l'intervention de son successeur: "Le sujet, ce n'est pas que nous quittions l'Afghanistan, c'est que nous partions avec une incompétence crasse."
Vos réactions
Ce pays a pratiquement toujours été en guerre, d'une vallée à l'autre, les tribus ne s'entendaient déjà pas bien avant l'arrivée des Anglais, puis des Russes, puis des Talibans, puis des Américains, puis de nouveau des Talibans.
Ces quelques 20 dernières années ont juste été une parenthèse pour leur donner la vision de ce qui pourrait être, ce retour en arrière est d'autant plus cruel que ça ne pouvait qu'arriver, on ne pouvait pas rester éternellement, c'était à eux de faire ce qu'il fallait, on leur a donné les moyens, ils n'ont pas su s'en servir
Alors : 300 000 "militaires" mais seulement 180 000 soldats pour défendre le pays (le reste = administration et "pioneer")surarmés : -55 000 armes et à peine +500 000 munitions, 212 véhicules + 27 chars T62A déclassé pour tout le pays, 4 avions de chasse, 2 hélicoptères d'assistance.
En face : entre 700 000 à 900 000 hommes tous armés et munitions à profusion, +11 000 véhicules de combat.
Effectivement, à 1 contre 6 sans arme pour la majorité, c'est de LEUR faute voyons, dans les films US que vous regardez avec vos popcorn, 1 seul mec il peut tuer 150 soldats facilement hein.
Que d'exagérations ! Nombre de combattants talibans 60 000 pouvant se monter à 200 000 , chiffres donnés dans les médias
C'est la decision de trump pas la sienne a ce senile.
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