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La Tanzanie a suspendu pour deux semaines un journal détenu par le parti au pouvoir après la publication d'un article jugé "faux" au sujet de la présidente, Samia Suluhu Hassan. C'est la première fois qu'une telle décision est prise contre un média depuis son arrivée au pouvoir, à la suite du décès en mars de son prédécesseur John Magufuli.
Uhuru, le journal du Chama Cha Mapinduzi (CCM) de Mme Hassan, avait affirmé que celle-ci ne prévoyait pas de se représenter en 2025, date du prochain scrutin présidentiel. "(Mme Hassan) n'a pas fait de déclaration sur le fait de ne pas se présenter pour la présidence en 2025", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Gerson Msigwa, dans un communiqué.
Il a ajouté que le journal avait fait des "erreurs légales et professionnelles" et que cette suspension lui permettrait de "revoir et d'améliorer" ses pratiques. "Je rappelle à tous les médias de respecter les lois et régulations existantes", a-t-il ajouté.
La Tanzanie de M. Magufuli était marquée par une politique autoritaire, particulièrement rude envers les médias, les critiques et, plus généralement, la liberté d'expression.
Peu après son arrivée, Mme Hassan a, elle, promis de défendre libertés et démocratie. Mais l'espoir d'un renouveau politique dans ce pays a été affecté par de récentes arrestations d'opposants, dont celle du président du parti d'opposition Chadema, Freeman Mbowe, poursuivi pour "terrorisme".
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