07/08/2021 14:31

Wilfried Kissi, l'un des candidats du "Meilleur Pâtissier" sur M6 en 2012, raconte sa descente aux enfers: "En un week-end, je me faisais 3.000 euros. Et là, c'est le bordel dans ma tête!"

Wilfried Kissi, l'un des candidats du "Meilleur Pâtissier" sur M6 en 2012, a rencontré un grand succès après l'émission, mais c'était sans compter une descente aux enfers ensuite. 

Dans une interview accordée au podcast "Code Source", cet ex-aide-soignant raconte d'abord comment son succès a démarré: "Les gens vous demandent le même gâteau qu'ils ont vu à la télé pour le baptême de leur fille… On n’est plus au stade de faire un gâteau pour une épreuve, il faut faire beaucoup de petits gâteaux. On (avec sa compagne, ndlr) s'est retrouvés à faire des mariages du jour au lendemain mais d’une organisation laborieuse, il fallait voir la cuisine car on préparait ça à la maison".

Et de confier percevoir à l'époque de gros revenus avec cette activité complémentaire: "Des fois en un week-end, je me faisais 3 000 euros, ce qui est énorme pour moi à 22 ans. Pour une foire par exemple pour deux heures, on me donnait 500 euros. Et là c’est le bordel dans ma tête".

Avant d'évoquer le début de sa descente aux enfers, avec notamment l'argent qui flambe: "Les dépenses, les fêtes, voitures, gros 4x4 Mercedes à 32 000 euros", mais aussi "les branches rapportées qui arrivent quand elles voient que ça brille".

"Ma femme me prévient : ‘Il y en a beaucoup autour de toi qui ne seront pas là quand ça va se casser la gueule, parce que c’est sûr que ça va se casser la gueule’ ", poursuit-il. 

Mais rapidement, à cause d'un quotidien rythmé uniquement par les fêtes, il n'arrive plus à assurer son travail. S'il continue à beaucoup dépenser, l'argent rentre de moins en moins, jusqu'à avoir des dettes, et l'arrivée les huissiers de justice un matin: "C’était vraiment tendu, là du coup on se recentre sur l’essentiel".

Pour remonter la pente, il décide avec sa compagne et ses enfants, de partir vivre dans les Landes, et de redevenir aide-soignant.

Quelques années plus tard, sa passion pour la pâtisserie réapparaît. Il retente l'aventure, et est aujourd'hui le patron de deux pâtisseries et d’un restaurant inscrit au guide Gault et Millau.

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Vos réactions

Portrait de vincente2020
7/août/2021 - 19h23

on ne fait pas une décente aux enfers parce qu'on flambe juste de l'argent. je pense que le monsieur a sauté le chapitre poudre blanche dans son récit.

Portrait de bib
7/août/2021 - 18h40

il aurait écouté les conseilles de création d'entreprise comme les cabinets comptables, cela lui aurait peut-être permis de mettre à gauche au lieu de flamber.