01/12/2010 09:43

Denis Olivennes: Qui est le nouveau patron d'Europe 1 ?

Denis Olivennes, qui va devenir l'un des plus puissants patrons de presse en prenant la tête d'Europe 1 et en assurant la  "direction opérationnelle" de Paris-Match et du JDD, a un parcours atypique qui va de la LCR à la Fnac en passant par Vivendi et le Nouvel Obs.  

A Europe 1, il va remplacer Alexandre Bompard qui, ironie de l'histoire, a quitté la radio pour prendre les rênes de la Fnac, tenues il n'y a pas si longtemps encore par Denis Olivennes lui-même.  

Au Nouvel Obs, qu'il a dirigé pendant deux ans et demi, la rédaction n'avait pas vu son arrivée d'un bon oeil. Considéré comme un manager plus que comme un journaliste, son éditorial hebdomadaire était régulièrement décrié en interne.     

Par ailleurs, selon un de ses proches, il n'avait jamais pu avoir les coudées franches, Claude Perdriel restant le vrai patron du titre.  

A la Fnac, filiale du groupe PPR, où il fut nommé en 2003, M. Olivennes marqua profondément l'enseigne culturelle avec laquelle il se voyait "une communauté de destin". "Elle est comme moi, passée du trotskisme à l'économie de marché, sans perdre ses valeurs", confiait-il en juillet 2007 au journal Les Echos.  

Sous sa présidence, la Fnac s'est implantée en périphérie des villes et a accéléré son développement à l'international. Le PDG a également repositionné son entreprise, proposant moins d'articles culturels au profit de produits technologiques, plus rentables.  

Né le 18 octobre 1960, ce boxeur amateur de petite taille à la carrure de rugbyman n'a pas suivi la voie tracée par son oncle Claude, fondateur du centre Marmottan pour les toxicomanes et de son frère aîné François, patron du service de gynécologie obstétrique à l'hôpital Cochin de Paris.  

Diplômé de l'Ecole nationale d'administration (ENA, promotion Michel de Montaigne), ancien élève de l'Ecole normale supérieure et agrégé de lettres modernes, Denis Olivennes a d'abord été conseiller référendaire à la Cour des comptes.  

Très vite, cet ancien militant de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) entre en politique. Il devient en 1992 conseiller du ministre de l'Economie et des Finances puis du Premier ministre Pierre Bérégovoy.  

"Je n'avais pas vraiment le virus de la politique", affirme M. Olivennes, se souvenant avoir rejoint le cabinet du ministre "pour un sujet qui me préoccupait, le chômage".  

Il passe ensuite dans le monde de l'entreprise, d'abord publique à Air France dont il sera directeur général adjoint de 1994 à 1997, auprès de Christian Blanc.  

Denis Olivennes découvre le secteur des médias en décembre de la même année en tant que directeur général du cablô-opérateur NC Numéricâble, propriété de Canal Plus. Après la fusion entre la maison mère Vivendi et le Canadien Seagram, il est nommé en décembre 2000 directeur général de la chaîne cryptée.  

Il démissionne néanmoins en 2002 car il ne s'entend pas avec le PDG de Vivendi Universal, Jean-Marie Messier. Il rejoint alors le groupe Pinault-Printemps-Redoute (PPR).  

En septembre 2007, M. Olivennes, auteur d'un essai sur l'économie de la culture au titre provocateur, "La gratuité, c'est le vol" (Editions Grasset), est chargé par le gouvernement d'un rapport sur la lutte contre le téléchargement illégal. Son rapport remis à la ministre de la Culture Christine Albanel est à l'origine du projet de loi Hadopi.

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Vos réactions

Portrait de FIRST
1/décembre/2010 - 18h39

Un ancien de la Ligue Communiste Révolutionnaire à la tête d'Europe1:roll:

C'est inquiétant, déjà que France Inter est aux mains des extrémistes de Gauche, quelle radio va refléter l'autre moitié des français qui ne sont pas de Gauche :?:

Portrait de Ulysse69
1/décembre/2010 - 10h02

Un des sous-fifres de DSK voilà qui il est pour commencer