01/12/2010 10:11

Et maintenant quel avenir pour le Nouvel Obs ?

Le départ de Denis Olivennes, tout à la fois patron de la rédaction et gestionnaire du Nouvel Observateur, fragilise l'hebdomadaire qui a aussi vu partir récemment Jacques Julliard, figure historique du journal.  

Débauché par le groupe Lagardère, Denis Olivennes, alors patron de la Fnac avait rejoint le Nouvel Obs au printemps 2008, devenant à la fois président du directoire et directeur de la publication du titre puis patron de la rédaction. A l'époque Claude Perdriel, fondateur du Nouvel Observateur avec Jean Daniel, âgé aujourd'hui de 84 ans, avait déclaré vouloir prendre "du champ".  

Cumulant les fonctions de président du directoire du Nouvel Obs mais aussi celle de chef de la rédaction, Denis Olivennes, normalien et énarque, devait "incarner l'avenir du journal pour 25 ans", souligne Sylvain Courage, président de la société des rédacteurs, interrogé par l'AFP.   Deux ans et demi plus tard, cette "confusion des genres", sur fond de désaccord entre Claude Perdriel et Denis Olivennes, a fait la preuve de son inefficacité, relève-t-on au sein de la rédaction. "Et les responsabilités sont partagées".  

"L'idée de transformer un chef d'entreprise en journaliste n'a pas marché", ajoute-t-on.   En annonçant le départ de Denis Olivennes, Claude Perdriel a salué celui qui a réussi à redresser les comptes de l'Observateur et à dynamiser notre hebdomadaire".   

"Il avait préparé une relance du journal que nous allons mener à bien", a-t-il ajouté.L'hebdomadaire doit aussi faire face à une érosion de ses ventes en kiosques même si la diffusion s'élève à quelque 500.000 exemplaires.  

Le départ de celui qui avait été présenté comme l'héritier du "patriarche" Claude Perdriel, intervient après celui du journaliste Jacques Julliard, parti pour l'hebdomadaire Marianne comme éditorialiste.  

La défection de Jacques Julliard, 77 ans, a également attristé une rédaction, qui a vu partir un journaliste, qui incarnait la ligne éditoriale du journal.

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