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Pour réduire l'impact du cinéma et de l'audiovisuel sur l'environnement, le CNC veut mettre en place progressivement des normes contraignantes pour les professionnels, d'ici 2024

Pour réduire l'impact du cinéma et de l'audiovisuel sur l'environnement, le Centre national de la cinématographie et de l'image animée (CNC) a annoncé qu'il comptait mettre en place progressivement des normes contraignantes pour les professionnels, d'ici trois ans.

Mesure phare d'un plan d'action présenté, la mise en place en 2024 de "mesures basées sur un budget carbone de référence des oeuvres", tandis que des aides seront conditionnées "au respect de certaines obligations" en matière d'environnement.

Pour en arriver là, le CNC prévoit l'an prochain de sensibiliser et accompagner la filière, qui fonctionne en émettant environ 1,7 million de tonnes de CO2, "soit le bilan carbone de 185.191 Français, correspondant à la ville de Reims". Il faudra par exemple calculer le bilan carbone de certains acteurs, comme les salles de cinéma, des pop-corn aux bâtiments ou les studios de tournage.

Les professionnels doivent aussi se mettre d'accord sur la façon de mesurer leur bilan carbone ou sur des bonnes pratiques, et mettre en place des formations spécifiques.

Dès 2023, la réalisation d'un bilan carbone "pour toute oeuvre ou projet financés par le CNC" devrait être obligatoire, selon ce plan du CNC, qui travaillera aussi par exemple à l'amélioration de la rénovation thermique des salles de cinéma et des studios de tournage ou la gestion des déchets.

Allant du cinéma au jeu vidéo en passant par les industries techniques et l'audiovisuel, le plan entend "adapter" la production "aux enjeux environnementaux", voire faire de "la filière un moteur de la transition écologie et énergétique".

Une vaste tâche de l'avis de Marie Carrega, de l'Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique, qui a participé au groupe d'experts indépendants mis en place par le CNC pour mettre sur pied son plan d'action.

"Gâchis de nourriture, camions remplis de matériel +au cas où+,", sur le sujet de l'environnement, "il y a une vraie révolution culturelle à faire" a-t-elle expliqué à l'AFP.

Ces dernières années, plusieurs initiatives ont été prises pour tenter de rendre la production audiovisuelle moins polluante, "mais cela reste des initiatives locales ou marginales, de la débrouille", résume Mme Carrega, pour qui la France n'était "pas en avance" sur le sujet par rapport aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni par exemple.

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