25/06 11:16

Des centaines de salariés de SFR se sont mis en grève, une "première", à l'appel de l'intersyndicale CFDT-Unsa-CFTC et de SUD, pour protester contre les suppressions de postes en 2021

Des centaines de salariés de SFR (groupe Altice) se sont mis en grève hier pendant plusieurs heures, une "première", à l'appel de l'intersyndicale CFDT-Unsa-CFTC et de SUD, pour protester contre les suppressions de postes en 2021, a-t-on appris de sources syndicales.

Ce plan prévoit jusqu'à 2.000 "suppressions de postes" courant 2021, selon les syndicats, "1.700 départs volontaires", selon la direction, qui souhaite conforter sa position de 2e opérateur télécom national à l'horizon 2025.

L'appel à la grève a été "suivi entre 11H00 et 15H00 par environ 800 personnes, soit 12% des effectifs sur l'ensemble des sites de SFR en métropole, Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse, et en outre-mer, à Mayotte et la Réunion", rejoignant des piquets de grève, a indiqué à l'AFP Xavier Courtillat (CFDT).

Ils étaient "une centaine de salariés (sur 600) à Lyon, 70 (sur 150) à Lille, 50 (sur 150) à Toulouse, une trentaine (sur 200) à Bordeaux, 90 (sur 300) à la Réunion, tandis qu'une centaine de boutiques sur 300 étaient fermées en métropole", a précisé Abdelkader Choukrane (Unsa) à l'AFP.

Entre 300 et 400 personnes se sont réunies devant le siège de SFR à Paris dans le 15e arrondissement pour manifester leur colère tandis qu'environ 200 salariés en grève mais à distance, comme la majorité, se sont connectés à une réunion animée par les syndicats en visioconférence, selon l'Unsa et la CFDT.

Interrogée par l'AFP, la direction n'avait pas répondu en fin d'après-midi.

L'intersyndicale a claqué la porte des négociations mi-juin face à une direction qui, selon elle, cherche à "faire passer sa réorganisation en force" et "refuse" de lui fournir les informations nécessaires à la compréhension du projet, en dépit de sa condamnation le 30 avril par le tribunal de Paris pour "défaut d'information sur ses orientations stratégiques".

Ce projet, qui prévoit aussi des externalisations, "vide l'entreprise d'une partie de sa substance et met à mal sa pérennité", selon l'intersyndicale. Il "aura des conséquences sur la qualité du service qui sera rendu à nos clients et sur le déploiement de la 5G et de la fibre", pointe-t-elle.

SFR, qui compte environ 10.000 salariés (télécom et boutiques), a augmenté son chiffre d'affaires de 2,4% à 10,6 milliards d'euros l'an dernier. L'Ebitda (excédents bruts d'exploitation) était en hausse de 3% à 4,2 milliards d'euros sur la même période.

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