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Après la suppression d'une publication du président nigérian par Twitter, le gouvernement local a annoncé la suspension pure et simple du réseau social dans l'ensemble du pays

Deux jours après la suppression d'une publication du président nigérian par Twitter, le gouvernement local a annoncé la suspension pure et simple du réseau social dans l'ensemble du pays et pour une durée «indéterminée». «Le gouvernement fédéral a suspendu, pour une durée indéterminée, les activités du service de microblogging et du réseau social Twitter au Nigéria», peut-on lire dans un communiqué publié  par le ministère de l'Information et de la Culture.

Le même jour en fin d'après-midi, le réseau social (où le gouvernement avait pris soin de publier son communiqué) était toujours accessible dans le pays. Interrogé à ce propos par l'AFP, le conseiller spécial du ministère Segun Adeyemi a déclaré ne pas être en mesure de s'exprimer sur les aspects techniques de cette suspension.

«Les activités seront suspendues pour une durée indéterminée», a-t-il toutefois confirmé. Cette suspension intervient deux jours après la suppression par Twitter d'une publication du président Muhammadu Buhari, qui menaçait les auteurs de violences qui ont actuellement lieu dans le sud-est du pays.

Le réseau social estimait que ce message allait à l'encontre de ses règles d'utilisation. Lai Mohammed, ministre de l'Information, avait rétorqué à l'occasion d'un message à la presse que, si Twitter avait ses propres règles, le président avait avait lui le droit de commenter la situation dans son pays.

Il a également reproché au réseau social de tolérer les messages d'un chef de groupe séparatiste du sud-est du Nigéria, qui encourage selon lui la violence, avant de mentionner le fait que le PDG de Twitter Jack Dorsey avait lancé l'année dernière un appel à offrir des bitcoins pour soutenir les manifestations contre les violences policières dans le pays.

«La mission de Twitter au Nigéria après ces deux exemples est très suspecte. Quelles sont ses intentions ?» s'est-il interrogé face aux journalistes. De son côté, Twitter a estimé que cette suspension était «très préoccupante».

«Nous enquêtons et vous tiendrons informés lorsque nous en saurons plus», a poursuivi l'entreprise. Les internautes nigérians ont également réagi à cette mesure, en s'exprimant principalement sur Twitter.

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Vos réactions

Portrait de sibel430
7/juin/2021 - 22h38

Trump aurait du faire la même chose .

Portrait de bergil
6/juin/2021 - 16h09

Félicitation !

Portrait de jmre
6/juin/2021 - 14h22

il a raison    twitter facebook  sont les nouveaux censeurs  du politquement  correct