13/11/2010 09:59

Le personnel du journal L'Union en grève pour 24 heures

Le personnel du journal L'Union a entamé vendredi une grève de 24 heures pour protester contre la "stratégie opaque dans une situation de surendettement" du Groupe Hersant Média (GHM), actionnaire principal du journal régional, a-t-on appris de source syndicale. 

Outre L'Union, les journaux L'Est Eclair, L'Aisne Nouvelle, Libération Champagne, L'Ardennais, qui sont imprimés par les rotatives du journal régional à Reims ne paraîtront pas le samedi 13 novembre, selon un communiqué de l'intersyndicale (CGT, SNJ). 

"C'est un coup de semonce à l'adresse de GHM qui affiche près de 200 millions d'euros de dette et qui reste muet à nos questionnements sur sa stratégie" a expliqué à l'AFP Philippe Mellet, délégué syndical SNJ.  Selon lui, l'inquétude du personnel a augmenté avec l'annonce de la cession au Crédit Mutuel des parts que L'Union possédaient dans l'Est Républicain pour un montant de 22 millions d'euros. 

"Nous craignons que cet argent soit le prétexte à un financement du dialogue social, avec tout ce que l'expression +dialogue social+ peut cacher", a poursuivi le délégué syndical. 

Pour la direction du Groupe Hersant Média, "il n'y a pas de motif à cette grève qui est politique et illégitime".  "Si le fait qu'on perde de l'argent est une inquiétude, elle est partagée par tous mais cela ne justifie pas ce mouvement", a commenté à l'AFP Dominique Bernard, le directeur général de GHM. Il a affirmé que "les 22 millions d'euros issus de la cession d'actions vont rester dans les caisses de L'Union". 

"Faut-il rappeler que, confrontée à une forte baisse de ses recettes publicitaires et de ses ventes, alors que les coûts d'exploitation continuent de croître régulièrement, les titres du pôle CAP (Champagne Ardenne Picardie) se battent pour assurer leur survie et leur pérennité. Chaque jour de grève l'en éloigne un peu plus", souligne par ailleurs un communiqué du groupe GHM.

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