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Le vaccin de Pfizer/BioNTech ne va pas être rendu disponible à court terme dans les cabinets des médecins en France, même si ses conditions de conservation ont été assouplies au niveau européen

Le vaccin de Pfizer/BioNTech ne va pas être rendu disponible à court terme dans les cabinets des médecins en France, même si ses conditions de conservation ont été assouplies au niveau européen, a indiqué le ministère de la Santé.

Lundi, l'Agence européenne des médicaments (EMA) a allongé la période pendant laquelle ce vaccin contre le Covid-19 peut rester dans un simple réfrigérateur (un mois contre cinq jours auparavant). Son stockage sur le long terme nécessite des températures beaucoup plus basses, ce qui le rend moins simple à déployer que d'autres vaccins.

"Pour l'instant, ça ne change rien" et ce vaccin reste réservé en France aux centres de vaccination, a indiqué mardi le ministère de la Santé lors d'un point hebdomadaire sur la campagne de vaccination. "Ce que cela permet, c'est de conserver le vaccin plus longtemps. Mais l'objectif, c'est d'utiliser les doses au plus vite", a-t-on ajouté de même source.

"A terme, on peut envisager des organisations différentes, quand on aura moins de pression sur une vaccination rapide", a précisé le ministère.

Quatre vaccins sont disponibles en France: Pfizer/BioNTech, Moderna (basés sur la même technologie, l'ARN messager, considérée comme la plus efficace), AstraZeneca et Johnson & Johnson (également appelé Janssen).

Seuls les deux derniers sont pour l'instant utilisés en dehors des centres de vaccination, par les médecins, les pharmaciens et les infirmiers. Pour celui de Moderna, ce sera le cas à partir de la semaine prochaine.

"Ce que souhaitent les médecins, avoir accès aux vaccins à ARN messager, c'est un souhait auquel on répond avec des doses de Moderna", a souligné le ministère.

"Les professionnels de ville auront un vaccin à ARN messager, mais il ne faut pas écraser les autres vaccins, notamment Johnson & Johnson", a-t-on poursuivi de même source.

D'autant que les derniers chiffres confirment la désaffection du public envers le vaccin d'AstraZeneca, réservé aux plus de 55 ans en raison des risques rarissimes de thromboses graves.

Dimanche soir, le taux d'utilisation des doses dont dispose la France était de 92% pour Pfizer/BioNTech, 88% pour Moderna, mais seulement de 56% pour AstraZeneca.

Pour Johnson & Johnson, qui nécessite une seule dose, ce taux avoisine les 30%, mais le ministère l'explique par le fait que son arrivée en France est bien plus récente.

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