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Coronavirus - Le variant du virus du Covid-19 découvert en Inde, le B.1.617, est classé comme "préoccupant", annonce l'OMS - Les premières injections du vaccin Moderna en pharmacie attendues le 28 mai

17h50: Le variant du virus du Covid-19 découvert en Inde, le B.1.617, est classé comme "préoccupant", annonce l'OMS."Il y a des informations selon lesquelles le B.1.617 est plus contagieux" mais aussi des éléments permettent de penser qu'il présente un degré de résistance aux vaccins, et "par conséquent nous le classons en variant préoccupant", a déclaré la docteur Maria Van Kerkhove, responsable technique de la lutte contre le Covid-19 au sein de l'OMS.

15h18: Les premières injections du vaccin Moderna en pharmacie attendues le 28 mai

Médecins et pharmaciens pourront commander des vaccins anti-Covid Moderna à partir du 17 mai, pour une livraison prévue la semaine suivante et de premières injections possibles en officine dès le 28 mai, ont indiqué lundi à l'AFP les deux principaux syndicats de pharmaciens.

Un premier vaccin à ARN messager arrive en ville: réservé jusqu'ici aux centres de vaccination, le Moderna devait basculer en juin ; ce sera finalement un peu plus tôt que prévu.

«Les commandes seront ouvertes les 17 et 18 mai, puis confirmées le 21, pour une livraison le 27, donc les premières vaccinations à l'officine auront lieu le 28», précise Philippe Besset, président de la FSPF, premier syndicat de pharmaciens.

Un agenda corroboré par Gilles Bonnefond, de l'Uspo (2e syndicat), qui ajoute que les soignants libéraux recevront 300.000 doses par semaine.

Cela correspond aux deux tiers des 440.000 livraisons hebdomadaires attendues jusqu'à mi-juin, selon les données publiées par le gouvernement sur le site data.gouv.fr.

Le tiers restant servira à assurer les secondes doses jusqu'en juillet, où la totalité du flux ira en ville.

Les pharmaciens espèrent maintenant obtenir gain de cause pour le vaccin Pfizer. «Il faut très sérieusement y travailler en anticipation, pour qu'on en ait cet été», souligne M. Bonnefond, tandis que M. Besset se montre plus confiant: «On va y arriver».

14h34: L'Australie a commencé à vacciner lundi contre le Covid-19 ses athlètes appelés à participer dans deux mois aux Jeux olympiques de Tokyo, quand la campagne de vaccination est très lente dans les deux pays.

La championne de natation Cate Campbell, qui participera à ses quatrièmes olympiades (deux médailles d'or, une d'argent, deux de bronze) au Japon, a été parmi les premières à se porter volontaire.

"Nous allons nous retrouver dans une situation assez inédite à Tokyo, alors le fait d'avoir ce petit pansement enlève à tout le monde un énorme poids", a-t-elle déclaré à la presse après avoir été vaccinée à Brisbane, au sein de l'Académie des sports du Queensland.

Quelque 2.000 athlètes et personnes les accompagnant doivent participer aux Jeux Olympiques et paralympiques, et les autorités ont prévu que l'immense majorité sera vaccinée.

La campagne de vaccination en Australie, un des pays au monde à avoir réussi à lutter efficacement contre la pandémie de Covid-19, accuse pourtant du retard par rapport au calendrier prévu par le gouvernement.

Canberra a donc décidé d'accélérer la procédure de vaccination pour les athlètes appelés à participer aux Jeux de Tokyo, qui débutent le 23 juillet, un traitement de faveur qui a suscité quelques critiques sur les réseaux sociaux.

La Japon a enregistré moins de 10.500 morts du Covid-19, soit un chiffre bien plus bas que celui de nombreux pays, mais, à l'image de l'Australie la campagne de vaccination y est également très lente.

La semaine dernière, le gouvernement japonais a prolongé jusqu'à fin mai l'état d'urgence dans plusieurs régions dont Tokyo.

Le gouvernement nippon, les organisateurs de Tokyo-2020 et le Comité international olympique (CIO) s'évertuent à assurer que les JO se dérouleront "en toute sécurité".

14h12: Le laboratoire allemand BioNTech a indiqué lundi tabler sur l’efficacité de son vaccin anti-Covid, développé avec l’Américain Pfizer, contre les variants actuels du coronavirus, estimant qu’aucune étude ne plaide à ce stade pour la nécessité d’une nouvelle formule.

« À ce jour, rien n’indique qu’une adaptation du vaccin actuel de BioNTech contre les principaux variants émergents identifiés soit nécessaire », écrit l’entreprise dans un communiqué, à l’occasion de la présentation de ses résultats financiers.

Pour autant, BioNTech précise développer « une stratégie complète pour faire face à ces variants si le besoin s’en faisait sentir à l’avenir ».

Afin de se préparer à cette hypothèse, le laboratoire explique avoir commencé en mars des tests sur « une version modifiée, spécifique aux variants » de son vaccin.

« L’objectif de cette étude est d’explorer la voie réglementaire que BioNTech et Pfizer suivraient si le SRAS-CoV-2 devait changer suffisamment pour nécessiter une mise à jour du vaccin », a-t-elle déclaré. 

Une évaluation est également en cours pour estimer l’impact d’une éventuelle troisième injection sur la prolongation de l’immunité et la protection contre les variants. 

Le directeur général de BioNTech, Ugur Sahin, avait déclaré en avril que le vaccin était efficace contre le variant indien du coronavirus. 

Le vaccin de BioNTech/Pfizer a été le premier à obtenir une autorisation en Occident et approvisionne à ce jour plus de 90 pays dans le monde.

Le laboratoire prévoit d’augmenter sa production pour atteindre jusqu’à trois milliards de doses d’ici la fin de l’année, contre 2,5 milliards de doses prévues précédemment. 

13h16: Le Royaume-Uni doit annoncer la poursuite de sa levée des restrictions sanitaires, à l'image de plusieurs pays en Europe où la situation s'améliore, mais la pandémie de coronavirus continue de faire des ravages en Inde. Les campagnes de vaccination menées activement dans plusieurs pays occidentaux ont permis aux gouvernements d'entreprendre prudemment une réouverture de leurs économies et une levée des mesures de restrictions individuelles.

Mais la pandémie de Covid-19, qui a coûté la vie à près de 3,3 millions de personnes, continue de progresser ailleurs dans le monde, ravivant les craintes sur l'inégalité de l'accès aux vaccins. Au Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d'Europe avec plus de 127.000 morts, le Premier ministre Boris Johnson doit confirmer dans l'après-midi l'assouplissement de restrictions.

Cette nouvelle étape, la troisième de la feuille de route gouvernementale, prendra effet le 17 mai. Les Britanniques devraient être autorisés à se rencontrer dans des endroits clos à six personnes maximum tandis que pubs et restaurants devraient pouvoir de nouveau servir leurs clients à l'intérieur. Depuis le lancement de la campagne de vaccination début décembre, plus de 35 millions des 68 millions d'habitants du Royaume-Uni ont reçu une première dose de vaccin contre le Covid-19.

11h41: L'Allemagne a décidé de proposer à tous les adultes qui le souhaitent de recevoir le vaccin anti-Covid de Johnson & Johnson dont plusieurs pays ont limité l’usage en raison de possibles effets secondaires rares mais graves. Comme la majorité des plus de 60 ans devraient avoir été vaccinés dès juin, l’Allemagne a décidé de ne pas restreindre l’usage du vaccin Johnson & Johnson à cette classe d’âge, mais de permettre à tous les adultes d’en bénéficier après consultation avec leur médecin, a déclaré le ministre de la Santé Jens Spahn lors d’une conférence de presse.

Le ministre estime qu’environ 10 millions de doses de Janssen, nom du vaccin de Johnson & Johnson en Europe, seront livrées vers juin/juillet dans le pays. Cette décision « pragmatique » doit permettre « de pouvoir accélérer la campagne de vaccination » dans le pays, a souligné le ministre, ajoutant que les cas de thrombose détectés chez des personnes ayant reçu ce vaccin restaient « très rares » dans le monde.

Un peu plus d’un tiers de la population allemande a reçu à ce jour une première dose de vaccin anti-Covid et 9% ont bénéficié de deux injections. Comme cela avait été le cas avec le vaccin d’AstraZeneca, plusieurs pays ont imposé des limites d’âge à l’utilisation du vaccin de Johnson & Johnson, aux plus de 55 ans en France, de 60 ans en Italie par exemple, tandis que le Danemark a décidé d’y renoncer. D’autres, comme l’Islande, l’autorise sans limite d’âge. L’un des grands avantages du Janssen est qu’une seule vaccination suffit pour être immunisé contre le Covid-19.

10h28: La campagne de vaccination avec le vaccin AstraZeneca ne sera « probablement » pas élargie aux moins de 55 ans en France, a dit le ministre de la Santé Olivier Véran. La Haute autorité de santé ise (HAS) a décidé mi-mars de restreindre l’utilisation du vaccin aux plus de 55 ans à cause de rares cas de thromboses atypiques et de troubles de la coagulation.

Interrogé à la télévision sur le fait de savoir si le gouvernement envisageait d’élargir l’utilisation du vaccin aux moins de 55 ans, M. Véran a répondu: « Probablement non à l’heure actuelle ». Le ministre avait saisi la HAS fin avril pour étudier la possibilité de permettre à tous les volontaires, quel que soit leur âge, de se faire vacciner à l’AstraZeneca en signant une décharge. Il a indiqué lundi attendre une réponse de la HAS. Il a aussi détaillé l’état des stocks de ce vaccin en France en expliquant que sur les deux millions de doses reçues par l’Etat la semaine dernière, « 700.000 ont été commandées par les médecins libéraux, infirmiers, sages-femmes », 700 à 800.000 sont mises de côté pour une deuxième injection et le reste est gardé pour les centres de vaccination.

09h48: Les terrasses des restaurants en France rouvriront le 19 mai dans toute la France, a confirmé sur LCI le ministre de la Santé, Olivier Véran. Le nombre de patients recensés dans les services de soins intensifs a en effet décru, passant sous la barre des 5000 dimanche. «La période estivale nous permettra sans doute, aussi, de renforcer notre efficacité face à l'épidémie, mais on restera vigilants» a ajouté le ministre. «Dans l'immédiat», une quatrième vague n'est pas à craindre, assure -t-il.

08h01:  Nouveau coup d'accélérateur sur la vaccination contre le Covid-19 : dès aujourd'hui, tous les Français âgés de plus de 50 ans peuvent se faire vacciner, sans condition. 

07h47: Le nombre de malades du Covid-19 recensés dans les services de réanimation continue de reculer lentement, passant sous la barre des 5.000, et le nombre des admissions dans les hôpitaux décroit plus nettement, selon les chiffres de Santé publique France.

Les services de soins critiques (qui rassemblent réanimation, soins intensifs et surveillance continue) accueillaient 4.971 personnes, contre 5.005 samedi et 5.106 vendredi.

Cet indicateur, surveillé de très près par les autorités sanitaires, s'éloigne doucement de la barre des 6.000 malades dépassée le 26 avril, et du pic alarmant de la première vague du printemps 2020 (environ 7.000 patients). En 24 heures, 129 nouveaux patients atteints de formes graves du Covid ont été admis dans les services de réanimation, contre 191 la veille et 269 vendredi.

La baisse s'observe aussi sur l'ensemble des hospitalisations, avec un total de patients Covid s'élevant à 25.797, soit une petit peu moins que la veille (25.800) et bien mieux que vendredi (26.331).

La baisse des admissions dans les hôpitaux sur les dernières 24 heures est elle plus nette: 527 malades, contre 844 samedi et 1.140 vendredi.

Les chiffres des décès, des nouvelles contaminations et des vaccinations n'étaient pas encore disponibles en fin d'après-midi.

07h32: Onze membres d'équipage d'un navire en rade au large de La Réunion ont été testés positifs au variant indien du coronavirus, et quatre d'entre eux sont hospitalisés, ont annoncé dimanche les autorités sanitaires de l'île.

Le navire, dont le pavillon et le nom n'ont pas été révélés "faisant route entre l'Inde et le Brésil", a demandé assistance lundi pour suspicion d'un cas de Covid-19 à bord, indique l'Agence régionale de Santé (ARS) dans un communiqué.

Il se trouvait alors à 20 miles (environ 30 km) des côtes françaises. Il a été autorisé à se dérouter vers le port marchand de La Réunion situé sur la côte ouest de l'ile. Le séquençage du test du premier marin malade, qui a été hospitalisé au CHU, "a mis en évidence ce 8 mai qu'il était atteint par le variant B.1.617 dit +variant indien+" déclare l'ARS.

Un dépistage a ensuite été réalisé sur tout l'équipage. Parmi les 20 marins testés, 11 se sont révélés positifs. Parmi eux, trois ont fait l'objet d'une prise en charge hospitalière. Les autres marins positifs, non hospitalisés, sont restés à l'isolement dans le bateau.

L'ARS précise qu'à "l'exception des 4 marins actuellement hospitalisés, aucun membre de l'équipage n'a (...) débarqué" sur l'ile, "de manière à éviter tout contact avec la population réunionnaise".

Relativement protégée lors que la première vague de l'épidémie en mars 2020, La Réunion affronte une recrudescences des cas. L'apparition des variants, le sud-africain notamment, a contribué à l'augmentation du nombre de malades.

Selon les chiffres publiés mardi par l'ARS, 1.070 nouveaux cas ont été recensés en 7 jours. Un indicateur à la hausse par rapport à celui de la semaine précédente.

A La Réunion depuis le début de l'épidémie le 11 mars 2020, 150 malades sont décédés des suites de la maladie, dont 80 au cours des sept dernières semaines.

07h12: Le ministre des outre-mer Sébastien Lecornu, en déplacement à Bora Bora samedi, a conditionné le retour des touristes français en Polynésie à l'immunité collective des Polynésiens face au Covid-19.

Le président de la Polynésie Edouard Fritch pense atteindre cet objectif, avec 70% de personnes vaccinées, "en juillet, ou peut-être fin juin". D'ici-là, aucun touriste ne pourra débarquer en provenance d'Europe.

Le tourisme est le premier secteur économique local et l'un des plus affectés par la pandémie. La Polynésie a accueilli plus de 236.000 touristes en 2019, mais seulement 77.000 en 2020, et très peu en 2021 en raison de la fermeture des frontières. Le PIB de la Polynésie française a perdu 10% en 2020. La Polynésie a rouvert ses frontières aux seuls touristes américains le 1er mai, avec un protocole strict imposant plusieurs tests et une quarantaine de dix jours aux voyageurs non vaccinés.

Faute de vaccin, les enfants doivent subir une quarantaine, ce qui suscite de nombreuses annulations, a déploré le PDG de la compagnie Air Tahiti Nui Michel Monvoisin.

"On voudrait assouplir ce point bloquant pour les enfants", a demandé Christophe Guardia, co-président du Conseil des Professionnels de l'Hôtellerie. Mais pour Sébastien Lecornu, "il n'en est pas question, parce que si on fait des efforts aussi importants depuis des mois, ce n'est pas pour créer une entaille dans le protocole qui créerait un danger".

La Polynésie française a encouragé le tourisme intérieur pour préserver les structures hôtelières des petites îles. Ces incitations ont surtout bénéficié aux pensions de famille et ont eu des effets limités sur les hôtels haut de gamme, fréquentés par des touristes fortunés.

Bora Bora compte douze hôtels quatre ou cinq étoiles, et plus de la moitié des 11.000 habitants ont un métier lié au tourisme.

L'épidémie de Covid-19 est en net recul en Polynésie depuis le début de l'année. La collectivité déplore 141 morts, mais aucun depuis deux mois, et seule une personne est hospitalisée en réanimation.

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Vos réactions

Portrait de pasfacile
10/mai/2021 - 19h18

Le variant "tandoori"...

Portrait de Riquet
10/mai/2021 - 10h45

OsmileyseF !