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La garde à vue de la jeune femme arrêtée à Béziers et soupçonnée d'avoir voulu commettre un attentat toujours en cours - Trois femmes de sa famille interpellées avec elle ont été relâchées

La garde à vue d'une jeune femme soupçonnée d'avoir voulu commettre une action terroriste d'inspiration jihadiste, était toujours en cours mercredi, tandis que trois femmes de sa famille interpellées avec elle à Béziers (Hérault) ont été relâchées, a-t-on appris de source judiciaire.

La garde à vue de la principale suspecte, âgée de 18 ans, peut se poursuivre jusqu'à jeudi matin, dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à Levallois-Perret, en région parisienne.

Les gardes à vue de sa mère et de deux de ses sœurs ont été levées mercredi matin "sans poursuite à ce stade", a précisé cette même source.

Une autre de ses sœurs, mineure, qui était entendue localement, avait été relâchée lundi soir sans poursuite non plus à ce stade.

Les cinq femmes avaient été interpellées par la DGSI dans la nuit de samedi à dimanche à leur domicile, dans un quartier populaire de Béziers.

Cette opération avait été menée sur la base d'éléments laissant craindre une action violente de la part de la jeune femme de 18 ans, avait expliqué dimanche à l'AFP une source proche de l'enquête.

Lors de son interpellation, son état d'esprit a montré sa "détermination" à passer à l'acte, avait relevé dimanche cette source. Selon cette même source, des églises à Montpellier semblaient visées.

Dans un communiqué, la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) du Maroc a indiqué avoir transmis jeudi dernier "aux services de renseignement français des informations précises sur une citoyenne française d'origine marocaine qui planifiait une opération terroriste imminente visant une église en France".

"Le projet terroriste qu'elle s'apprêtait à exécuter (était) en coordination avec des éléments" du groupe État islamique, selon la DGST marocaine.

Le parquet national antiterroriste (Pnat) a ouvert une enquête préliminaire pour "association de malfaiteurs terroriste" et pour "détention et fabrication d'explosifs en relation avec une entreprise terroriste" afin de déterminer la nature du projet éventuel.

Lors des perquisitions, un sabre ainsi que deux systèmes élaborés d'engins explosifs susceptibles de servir de réceptacles à de la matière explosive ainsi qu'un mécanisme de déclenchement à distance ont été découverts. Il a été aussi retrouvé tous les produits nécessaires à la fabrication de matière explosive.

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