02/04/2021 14:21

Une demande d'accorder une autorisation temporaire d'utiliser l'ivermectine, un médicament anti-parasitaire, pour traiter ou prévenir le Covid-19, rejetée par l'Agence française du médicament ANSM

Une demande d'accorder une autorisation temporaire d'utiliser l'ivermectine, un médicament anti-parasitaire, pour traiter ou prévenir le Covid-19, a été rejetée par l'Agence française du médicament ANSM.

L'agence sanitaire, qui publie sa décision jeudi, avait été saisie à ce sujet par Me Jean-Charles Teissedre, représentant une association et des professionnels de santé.

"En raison des données disponibles à ce jour, nous ne pouvons pas répondre favorablement" à cette demande d'autorisation temporaire (dite "RTU"), note l'ANSM.

L'analyse des données publiées, "du fait de leurs limites méthodologiques, ne permet pas d'étayer un bénéfice clinique de l'ivermectine quel que soit son contexte d'utilisation, en traitement curatif ou en prévention de la maladie Covid-19".

L'ANSM souligne cependant "la nécessité de mettre en oeuvre de larges études cliniques" scientifiquement rigoureuses "en vue de conclure à sa possible utilisation dans le contexte de la maladie Covid-19".

L'ivermectine fait l'objet d'une intense promotion sur les réseaux sociaux.

L'Agence européenne du médicament (EMA/AEM) et l'OMS, respectivement le 22 mars et le 31 mars, ont recommandé de ne pas l'utiliser pour le Covid en dehors d'essais cliniques. Un avis avait été également émis dans ce sens en France, le 27 février, par le Haut Conseil de santé publique (HCSP).

L'EMA mentionnait toutefois dans son avis que la République tchèque et la Slovaquie ont permis une utilisation temporaire de l'ivermectine dans le cadre du Covid.

L'ANSM indique qu'elle pourra réviser sa position, dès lors que des résultats d'études cliniques seraient susceptibles de modifier le constat établi à ce jour.

En attendant, sa décision "peut faire l'objet d'un recours en annulation devant le Conseil d'Etat dans un délai de deux mois à compter de sa réception", écrit-elle à l'avocat.

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Vos réactions

Portrait de ThierryG
3/avril/2021 - 08h26
stbx00 a écrit :

Effectivement, et après un an force est de constater que les résultats proposés par des études sérieuses ne concluent pas à une efficacité prouvée (pour le moment)...

Tout le monde aurait envie qu'on puisse utiliser une médicament magique qui résoudrait tous les problèmes. Toute la difficulté pour démontrer l'efficacité d'un médicament est qu'à plus de 99% on s'en sort rien avec le Coronavirus. 

Quant à l'argument des vilains labos qui cacheraient la réalité pour s'engraisser il est bien démonté par le coût des vaccins au final relativement faible (même comparé à un traitement à base d"hydroxicloroquine par exemple).

 

Les études sérieuses... Comme celle qui a été publiée dans the Lancet pour prouver l'inneficacité de l'hydroxychloroquine?

Portrait de alexis.mancellara
2/avril/2021 - 18h14

Gros procès en vue pour l'ANSM et sa directrice générale. Difficile de nier l'efficacité de l'ivermectine pour le covid, même si comme pour les vaccins elle n'est pas de 100%, au moins il n'y a pas de risque de thrombose avec l'ivermectine. Les responsables vont payer très cher cette obstination à bloquer les traitements qui marchent dans d'autres pays et soutenus par plusieurs prix nobel.