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Fermeture des remontées mécaniques: L'association Médecins de Montagne réclame des mesures "urgentes et conséquentes" pour ceux implantés dans les stations de sports d'hiver, rappelant que leur présence est "vitale"

L'association Médecins de Montagne a réclamé des mesures "urgentes et conséquentes" pour ceux implantés dans les stations de sports d'hiver en raison de la fermeture prolongée des remontées mécaniques, rappelant que leur présence est "vitale" pour leur survie économique. "Il en va de leur pérennité, mais aussi de la survie économique de nos territoires de montagne", a souligné dans un communiqué cette association basée à Chambéry (Savoie) qui regroupe depuis 1953 des médecins généralistes libéraux exerçant dans les stations. L'association espère que l'État et les collectivités locales sauront se saisir du "péril" qui pèse sur "nombre de cabinets médicaux de montagne" et sur les "autres professions de santé avec qui ils travaillent" après l'annonce de la poursuite de la fermeture des remontées mécaniques. Elle rappelle qu'avec leur plateaux techniques spécifiques, adaptés à la prise en charge de l'accidentologie des sports d'hiver, ils constituent "des petites entreprises, avec des salariés permanents et saisonniers". "Ils prennent en charge les habitants de leurs communes mais souvent aussi ceux des vallées.

Par leur activité spécifique, ils déchargent aussi les hôpitaux des départements", notamment l'hiver, ajoute l'association, précisant que leur présence est aussi "un préalable à l'ouverture des stations". Elle craint que de nombreux cabinets médicaux de ces "territoires ruraux isolés", dont l'activité dépend en grande partie de la période hivernale - et qui assurent la prise en charge de "95% des victimes de traumatismes" liés aux sports d'hiver -, soient amenés à fermer. "Avec toutes les conséquences dramatiques en chaine au niveau de leur personnel, de leur commune mais aussi des régions par effondrement de l'activité touristique" que cela pourra occasionner. "Et derrière, les drames humains qui ne manqueront pas de surgir", conclut-elle. "Le problème, c'est que nous ne sommes pas intégrés au dispositif d'aides, au même titre que les commerçants ou les restaurateurs", témoigne Suzanne Mirtain, médecin généraliste à Val-Cenis (Savoie) et présidente de l'association. Son cabinet, où travaillent cinq médecins associés, a vu son chiffre d'affaire baisser de 70% en janvier en raison d'une forte diminution des volumes de consultation. "En ce moment, nous réalisons notre activité de printemps ou d'automne et cela paie juste les charges. Ce mois de janvier va être dramatique pour au moins la moitié des 300 médecins généralistes de montagne", souligne-t-elle.

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