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Une soixantaine de salariés de L'Equipe, toujours en grève, se sont rassemblés devant les locaux du quotidien à Boulogne-Billancourt pour dénoncer un plan social

Une soixantaine de salariés de L'Equipe se sont rassemblés mercredi devant les locaux du quotidien à Boulogne-Billancourt pour dénoncer un plan social, au coeur d'une grève qui prive les fans de sport de leur journal fétiche depuis samedi, a constaté une journaliste de l'AFP. "On ne fait pas" cette grève, la plus longue de l'histoire récente du titre, "de gaieté de coeur" a expliqué une journaliste à l'AFP. "Ce n'est pas un caprice, c'est un ras-le-bol souterrain depuis des années", a abondé un de ses collègues. Pour la plupart journalistes, les manifestants ont brandi en début d'après-midi des exemplaires de L'Equipe et de France football, en marge d'une réunion entre syndicats et direction.

Dans la foulée, l'intersyndicale du journal a décidé de reconduire pour le sixième jour d'affilée le mouvement lancé vendredi, réclamant la suspension du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) dévoilé cet automne par la direction. Ce plan prévoit la suppression d'une cinquantaine de postes -47 de journalistes, 8 d'administratifs- au sein de la SAS L'Equipe (le quotidien, le magazine, Vélo Magazine et l'hebdomadaire France football, en passe de devenir un mensuel) qui emploie 350 personnes. Une douzaine de créations de postes sont prévues en parallèle pour renforcer l'offre internet et augmenter le nombre d'abonnés numériques payants. Objectif ? Réaliser 5 millions d'euros d'économies et éviter 6 millions d'euros de pertes en 2021, à l'heure où L'Equipe, déjà fragilisée par la baisse de ses ventes papier, souffre de la crise sanitaire et des aléas pesant sur les compétitions sportives, totalement arrêtées au printemps dernier. Ce PSE avait été présenté en réponse au rejet cet été par les syndicats d'un projet d'accord de performance collective (APC), censé garantir la préservation des emplois sur quatre ans en échange d'une baisse des rémunérations et d'une augmentation du temps de travail.

Face à la grogne, la direction a amélioré mardi les conditions de départ associées au PSE. "Mais on reste assez loin des conditions" du précédent plan "d'il y a deux ans", juge un journaliste gréviste qui redoute des "départs contraints" notamment chez les plus jeunes recrues. La direction a aussi proposé une alternative au PSE, un APC modifié, avec une baisse des salaires de 5% jusque fin 2024 au plus tard et l'abandon de 10 jours de RTT à la clé. En novembre, la diffusion payée de L'Equipe a reculé de 12,61% par rapport à la même période un an plus tôt, à 192.499 exemplaires (papiers et numériques) par jour, selon l'Alliance pour les chiffres de la presse et des médias.

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Vos réactions

Portrait de calendrier17
13/janvier/2021 - 18h13

c'est bien le moment!!

Portrait de lxa75
13/janvier/2021 - 18h06

chaine anecdotique comme d'autres sur la TNT 

Portrait de Marine2022
13/janvier/2021 - 17h50

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