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Manifestation à Paris - Peu d'incidents hier grâce à une forte mobilisation des forces de l'ordre et une grande fermeté - "Force est restée à la loi", s'est réjoui sur Twitter le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin

Dans la capitale, de nombreuses unités de CRS et de gendarmes mobiles ont encadré au plus près les manifestants - 10.000 selon les organisateurs, 5.000 pour le ministère - qui ont défilé de la place du Châtelet à celle de la République, et procédé à près de 150 interpellations. Ces nombreuses arrestations ont suscité des tensions et les forces de l'ordre ont brièvement utilisé des canons à eau pour disperser le cortège à la nuit tombée place de la République, ont constaté des journalistes de l'AFP. Mais aucun incident majeur n'y a été signalé.

"Force est restée à la loi", s'est réjoui sur Twitter le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, pour qui "la stratégie de fermeté anti-casseurs (...) a permis de les empêcher" de commettre des violences. Selon une source syndicale, 3.000 policiers et gendarmes ont été mobilisés pour le défilé parisien, soit environ 50% de plus que la semaine dernière où de violents incidents les avaient opposées à des petits groupes de manifestants "ultras".

"Il était temps qu'on comprenne qu'il fallait le surnombre et la mobilité pour déstabiliser les black blocs", a réagi auprès de l'AFP le délégué général du syndicat Alliance, Frédéric Lagache. Réunis derrière une banderole proclamant "stop aux lois liberticides, stop islamophobie", les manifestants parisiens ont autant dénoncé les textes du gouvernement que les violences policières.

"On ne peut pas rester chez soi face à ce qui se passe actuellement dans le pays, et qui est grave. Le gouvernement (...) réduit nos libertés texte après texte", a indiqué à l'AFP Christophe, un professeur de philosophie de l'art de 47 ans.

Adoptée par les députés, la proposition de loi Sécurité globale suscite depuis des semaines de vives critiques de la part de la gauche, des journalistes et des ONG de défense des libertés, notamment son article 24 qui pénalise la diffusion malveillante d'images des forces de l'ordre.

Le texte est accusé de porter atteinte aux libertés de la presse, d'expression et de manifester, des critiques renforcées par le passage à tabac filmé du producteur de musique Michel Zecler par des policiers, le 21 novembre. Ces deux dernières semaines, des dizaines de milliers de personnes ont défilé pour en exiger le retrait.

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Vos réactions

Portrait de yannific
13/décembre/2020 - 11h18

Je regarde les images : d'un côté les forces de l'ordre qui font face aux abrutis de BB. Au milieu, des dizaines de journalistes et apprentis journalistes avec leurs caméras et smartphones exclusivement dirigés vers la police, à la recherche de la moindre petite erreur qui pourrait faire le buzz. Ensuite ils viendront pleurer parce qu'ils ont été bousculé lors d'une charge.

Quand on s'approche du feu, on se brûle...

Bonjour l'écume, comment ça va ce matin? Très fort votre dernier post, on n'est jamais déçu avec vous. Les manifs créent de la valeur.....il fallait l'oser celle làsmileysmiley

Portrait de cbor33500
13/décembre/2020 - 09h33

C'est opportuniste de "chambrer" les casseurs de la part d'un ministre..... attention à la prochaine manif !!!