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Sept arrestations et une saisie "exceptionnelle" réalisées par la police judiciaire à Lyon : 2,4 tonnes de cannabis et 1,8 million d'euros en liquide!

Sept arrestations et une saisie "exceptionnelle": 2,4 tonnes de cannabis et 1,8 million d'euros en liquide. C'est le bilan final, communiqué, d'un coup de filet réalisé par la police judiciaire vendredi soir près de Lyon.

Il y a quatre jours, les enquêteurs de l'antenne lyonnaise de l'Office anti-stupéfiants, au terme de plusieurs mois d'enquête, prenaient en filature dans le nord du département de l'Isère, aux portes de l'agglomération lyonnaise, un camion arrivé d'Espagne via l'autoroute.

Le véhicule rejoignait un entrepôt dans une zone industrielle et les policiers intervenaient en flagrant délit, tandis que des trafiquants commençaient à décharger des ballots de drogue.

De premières informations, vendredi soir, avaient évoqué un volume d'une demi-tonne de cannabis. Mais ce sont au final plus de deux tonnes qui ont été retrouvées dans le camion et à proximité, 300 kilos supplémentaires étant découverts lors d'une perquisition effectuée dans un lieu de stockage et de conditionnement du cannabis, a précisé mardi à l'AFP une source proche de l'enquête.

"Vu la quantité, on peut penser que la marchandise devait être redistribuée sur toute la plaque lyonnaise", a ajouté cette source. Moyennant quelques millions d'euros.

Autre saisie record dans cette affaire, l'argent: 1,8 million d'euros en liquide, découverts dans le camion que conduisaient deux chauffeurs de nationalité espagnole.

Les cinq autres hommes interpellés sont des Français, âgés d'une vingtaine ou d'une trentaine d'années et implantés dans le nord-Isère. Ils étaient déjà connus des services de police "mais pas pour des dossiers d'une telle ampleur", a souligné la même source, qui s'étonne qu'aucun des malfaiteurs n'ait été armé malgré l'importance du chargement.

Conclusion d'un "travail de fourmi", à travers lequel la PJ lyonnaise espère avoir mis fin à un trafic florissant, les sept interpellés ont été présentés mardi soir, après 96 heures de garde à vue, à la Juridiction interrégionale spécialisée de Lyon, chargée des dossiers relevant de la grande criminalité.

Ces investigations intervenant sur commission rogatoire d'un juge d'instruction, le parquet de Lyon, interrogé mardi soir, n'a pas été en mesure de communiquer sur les mises en examen et les placements en détention.

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Vos réactions

Portrait de bonheur-25
11/novembre/2020 - 15h46

il faut supprimer les espèces, l'argent liquide n'est pas traçable.