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Regardez les images d'Emmanuel Macron interpellé par des soignants en colère demandant "plus de fric" à l'hôpital Fondation Rothschild à Paris - VIDEO

Emmanuel Macron a défendu mardi "l'engagement fort" pris par le gouvernement pour améliorer les conditions de travail des soignants, au cours d'un échange animé avec des personnels d'un hôpital de Paris qui réclamaient des augmentations salariales plus importantes.

"Je ne veux pas laisser tomber l'hôpital !", a assuré le chef de l'Etat face à des soignants de l'hôpital Fondation Rothschild qui étaient sortis dans la rue alors qu'il visitait une association voisine soutenant les "aidants". "Plus de fric pour l'hôpital public", proclamait une banderole brandie par plusieurs d'entre eux.

"On est tous mobilisés (...) Il y a eu un gros travail" avec les accords du Ségur de la santé signés en juillet entre le gouvernement et les organisations professionnelles et syndicales. Ce sont "des actes, pas que des mots" qui portent sur un déblocage de "plus de huit milliards d'euros par an, ce qui n'a jamais été fait", a-t-il précisé.

"J'entends les colères" de ceux qui "disent que ça ne va pas assez vite", a-t-il ajouté face aux demandes, parfois insistantes, lancées par les soignants présents. Il a appelé à la patience en attendant l'examen par le Parlement dans les prochaines semaines du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2021.

"Il n'y a pas les renforts, mais il y a les patients" qui arrivent plus nombreux avec la reprise de l'épidémie du Covid-19, a critiqué une infirmière. "L'attraction (pour les métiers de la santé) n'est pas là", a regretté un autre soignant de l'hôpital Rothschild.

L'accord du Ségur de la santé signé en juillet pour les personnels hospitaliers (hors médecins) inclut notamment une augmentation générale de 183 euros net. Le gouvernement a décidé d'avancer la première hausse de 90 euros net à octobre "au plus tard" au lieu de janvier -, la seconde de 93 euros restant fixée au 1er mars.

"180 euros, ça ne passe pas", "ce n'est pas suffisant", a lancé un brancardier à Emmanuel Macron.

Avant ces échanges, Emmanuel Macron avait rencontré des "aidants", qui aident au quotidien leur proche âgé, malade ou handicapé et dont l'exécutif veut améliorer les conditions de vie.

Il a dialogué avec des membres de la Plateforme Handicap Répit des Aidants (PHARE), au sein de l'association ?uvres de secours aux enfants (OSE).

Cette "plateforme de répit", qui regroupe de multiples acteurs, est la première du genre en région parisienne.

La création de telles structures s'inscrit dans la "stratégie nationale des aidants", lancée en octobre 2019. En France, 8 à 11 millions de personnes s'occupent d'un proche en perte d'autonomie, que ce soit un parent âgé, une personne handicapée ou souffrant d'une maladie chronique ou invalidante.

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Vos réactions

Portrait de LouisonBobet
7/octobre/2020 - 19h07
Franck64 a écrit :

On a pas de sous pour l hôpital mais on trouve 10 millions d euros pour l islam ..... Ou sont nos priorités ? 

quand Macron a déclaré que : "les professionnels de santé n'ont jamais manqué de protections pendant la crise sanitaire, il n'a eu que quelques tensions...."  C'est insulter ceux qui en sont morts !!!  à croire qu'ils sont morts de leur faute et non pas par dévouement et conscience professionnelle car il était plus facile de se planquer que d'agir !

 
Portrait de Lolito²
6/octobre/2020 - 19h47
hans a écrit :

Je ne parle pas pour moi. Moi aussi je continue à aller au restaurant, de faire mes courses au marché et de partir plusieurs fois par an en vacances à l'étranger parce que j'ai les moyens de le faire. Mais demandez aux jeunes....

Et moi en plus je peux conjuguer le verbe pouvoir.

je peus conjuguer le verbe pouvoir

                         LOL !

Portrait de nicozig
6/octobre/2020 - 18h40
pommedadam a écrit :

Pour gagner plus de "fric", c'est pas CAP infirmière qu'il fallait faire!

 

La femme demande "plus de fric" pour le fonctionnement de l'hôpital, pas "plus de fric" sur son compte en banque... t'es un vrai génie toi...

 

Portrait de La grosse verte..
6/octobre/2020 - 18h11
pommedadam a écrit :

Pour gagner plus de "fric", c'est pas CAP infirmière qu'il fallait faire!

C'est quoi qui faut faire ??

Portrait de Merlinot49
6/octobre/2020 - 16h40
hans a écrit :

C'est une plaisanterie. Si l'hopital public n'avait pas été démantelé par les gouvernements successifs, on n'en serait pas à priver les français de leurs libertés, afin de préserver les lits et les personnels qui n'ont pas été supprimés. Si on avait écouté les soignants plutôt que de leur envoyer les crs et les tirs de lbd on n'en serait pas là. Sauf que maintenant ces mêmes soignants peuvent se mettre en arrêt et on verra ce qu'il va se passer 

Je peut me balader, allez au resto, faire mes achats au supermarché, rencontrer du monde, mon fils va à l'école, etc...du coup c'est quoi comme liberté qu'on nous a enlevé?