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France 4, qui est en sursis, va tenter d'attirer les parents avec nouveau magazine quotidien sur l'éducation des moins de 18 ans, "La Maison des parents"

Regardée chaque jour par un million d'enfants pendant le confinement, France 4, en sursis, va tenter d'attirer aussi leurs aînés en doublant "La Maison des maternelles", transférée de France 5, d'un nouveau magazine quotidien sur l'éducation des moins de 18 ans, "La Maison des parents".

Agathe Lecaron parviendra-t-elle à sauver le soldat France 4, dont l'arrêt a été repoussé d'un an cet été ? Elle va en tout cas "truster l'antenne", comme le reconnaît l'animatrice de 46 ans en plein tournage, suscitant les rires en régie.

"La Maison des maternelles" (LMDM), matinale dédiée à la grossesse et la petite enfance qu'elle présente depuis 4 ans, a débarqué sur le canal 14 de la TNT le 7 septembre, près de 20 ans après ses débuts sur la Cinquième sous le nom "Les Maternelles".

Aux deux émissions (une inédite, une rediffusion) diffusées du lundi au vendredi de 9 à 11h, s'ajoutera, dès lundi 14H, la nouvelle venue, "La Maison des parents" (LMDP).

Animée comme sa grande soeur par Agathe Lecaron et ses acolytes, la blogueuse Marie Perarnau et le journaliste Benjamin Muller, rejoints par Yasmine Oughlis (RMC Story), elle sera elle aussi rediffusée après chaque inédit.

Avec trois direct prévus chaque semaine (jeudi et vendredi pour LMDM, mercredi pour LMDP), "ça va être chaud", reconnaît auprès de l'AFP Agathe Lecaron entre deux enregistrements.

Réseaux sociaux, harcèlement scolaire, première cigarette, famille recomposée... Experts, parents mais aussi enfants prendront la parole autour de thèmes parfois "lourds" qui n'avaient plus leur place dans la "Maison des maternelles", tournée vers les bébés, mais pour lesquels une "attente s'est toujours fait sentir" malgré diverses tentatives infructueuses des chaînes, explique Agathe Lecaron.

Ce nouvel essai pourra s'appuyer sur l'"écosystème numérique" développé autour de LMDM, sorte de "laboratoire du service public", selon Jérôme Caza, le fondateur de 2P2L, qui produit l'émission depuis 2016.

Regardée la saison dernière par 82.000 personnes en moyenne (2,1% de PDA, contre 2,8% l'année d'avant), dont 80% de femmes pour une moyenne d'âge de 38 ans, LMDM se distingue davantage par son succès en ligne, avec 4,5 millions de vidéos vues chaque semaine en moyenne.

Sur les réseaux sociaux, elle comptera bientôt "1,9 million d'abonnés cumulés" dont plus de la moitié sur Facebook, où sont régulièrement organisés des "live", tandis que le site lamaisondesmaternelles.fr, lancée l'année dernière, enregistre "un million de pages vues par mois", selon Jérôme Caza.

Pour Agathe Lecaron, cet "écosystème bien huilé" a permis aux équipes, rompues aux live Facebook, d'"être très réactives" lors du confinement et de continuer de répondre aux nombreux "questionnements des femmes enceintes, une population fragilisée".

"On a vu à quel point notre émission était d'utilité publique", insiste l'animatrice, qui reçoit "plein de messages d'amour" de téléspectatrices attachées à une émission drôle, émouvante et sans tabou, où l'on n'hésite pas à comparer l'état du périnée post-accouchement à "la gare Montparnasse".

Après un démarrage timide sur France 4 (47.000 télespectateurs en moyenne le 7 septembre selon Médiamétrie), l'émission semble pâtir de son déménagement de France 5, où elle faisait figure d'institution, successivement présentée par Maïtena Biraben par Karine Le Marchand, Daphné Bürki...

Mais les audiences ont quasiment doublé quelques jours plus tard, se rassure Jérôme Caza.

Et aucun objectif n'est annoncé pour "La Maison des parents" par France 4, qui mise sur la cohérence familiale de sa nouvelle grille, après avoir été plébiscitée pour ses programmes éducatifs pendant la fermeture des écoles.

"On se pose comme un outil d'accompagnement pour les parents en difficulté et par définition un parent est en difficulté. A partir du moment où on tombe enceinte, les emmerdes commencent", lance Agathe Lecaron, elle-même mère de deux jeunes enfants.

"Il faut que ça existe et que ça continue, quelle que soit l'audience". A bon entendeur...

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