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La RATP annonce une perte nette de 88 millions d'euros au premier semestre, affectée par la crise sanitaire et la grève contre la réforme des retraites en janvier

La RATP annonce une perte nette de 88 millions d'euros au premier semestre, affectée par la crise sanitaire et la grève contre la réforme des retraites en janvier. En 2019, sur les six premiers mois de l'année, le groupe public avait dégagé un bénéfice net de 126 millions d'euros.

Mais cette année, le chiffre d'affaires a baissé de 7,4% à 2,746 milliards d'euros, en raison notamment des effets de la grève de janvier (-69 millions) et surtout de la crise sanitaire (-224 millions). Il est en particulier en recul de 7,9% pour l'établissement public à caractère industriel et commercial (Epic, qui concerne les activités traditionnelles de transport en Ile-de-France), à 2,156 milliards d'euros, soit 78,5% du total. La principale filiale du groupe, RATP Dev (transports publics hors de la zone historique de la Régie), a parallèlement vu son chiffre d'affaires baisser de 13,7% à 569 millions d'euros (-7,6% hors effets de change).

La dynamique commerciale de la filiale reste cependant positive avec l'entrée en vigueur de nouveaux contrats, selon la direction. Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice opérationnel (Ebit) du groupe public a baissé de 77% à 57 millions d'euros. Le résultat net part du groupe a plongé dans le rouge sous l'effet conjugué de la grève de janvier (qui a eu un impact négatif de 50 millions d'euros), de la crise sanitaire (-117 millions) et de la dépréciation partielle des actifs de l'activité «Sightseeing» (bus touristiques) consécutive à l'arrêt de cette activité pendant plusieurs mois (-44 millions).

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Vos réactions

Portrait de clem_33
1/août/2020 - 12h00

La SNCF et la RATP restent des services publics même si leurs secteurs sont de plus en plus ouverts à la concurrence. Il est donc normal, surtout en période de crise comme celle là qu'elles perdent de l'argent (même beaucoup) et que les résultats soient négatifs. Ces entreprises existent toujours car elles sont sous perfusion (de l'État pour la SNCF et la Région IDF pour la RATP). Donc les résultats négatifs ne devraient absolument pas être inquiétants si ces deux groupes disposaient de personnels et d'un réseau performant. Malheureusement aujourd'hui ce n'est pas le cas. Entre les grèves à répétitions menées par la CGT, et un réseau vieillissant à cause du manque d'investissement des pouvoir publics. Vivement l'arrivée de la concurrence sur toutes ces lignes !