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Le maire de Béziers Robert Ménard visé par une enquête pour soupçons de corruption, indique la procureure de Marseille

Une enquête a été ouverte pour soupçons de corruption autour du maire de Béziers Robert Ménard et d'un promoteur immobilier, a indiqué à l'AFP la procureure de Marseille, des soupçons démentis par l'élu et l'entreprise.

Cette enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille pour corruption et abus de biens sociaux autour du maire d'extrême droite de Béziers et du promoteur immobilier Socri Reim, selon une information du Canard Enchaîné confirmée à l'AFP par la procureure de Marseille Dominique Laurens. Selon le journal, les investigations ont été lancées en mai 2019 sur deux opérations de communication du maire de Béziers, proche du Rassemblement national et réélu au premier tour lors des dernières élections municipales.

En 2017, Socri Reim aurait versé 25.656 euros pour un meeting de l'élu et financé un clip et une plaquette favorable à la mairie, avec comme slogan «Béziers 2030, on vous annonce le futur». Le promoteur aurait également investi 23.500 euros en 2018 dans un projet de site internet municipal qui n'a pas vu le jour, toujours selon le Canard. Entretemps, en 2017, Socri Reim a obtenu un terrain pour construire un complexe hôtelier dans le quartier de l'Hours à Béziers, assure l'hebdomadaire.

«La seule construction jamais réalisée par le groupe à Béziers a été celle du Polygone. Un centre commercial ouvert... en 2010, avant l'élection de Robert Ménard», a répondu l'élu dans un communiqué transmis à l'AFP, évoquant des «accusations mensongères», des «insinuations» et des «approximations», et assurant n'avoir jamais été informé de l'ouverture de cette enquête.

«En fait de ''cadeaux'' que le Canard Enchaîné croit déballer, nous avons donc une plaquette pour attirer de potentiels investisseurs payée (et donc utilisée) par la ville, un clip commercial sur Béziers et ses alentours réalisé par une entreprise qui veut promouvoir le territoire sur lequel elle intervient et, finalement, un projet avorté de site internet. On le répète: aucun ''cadeau'' à l'horizon. Dans ces conditions, où est la ''corruption''?», a insisté Robert Ménard.

De son côté, le groupe Socri Reim lui aussi «conteste l'intégralité des accusations». «A Béziers comme ailleurs, toutes les opérations du groupe ont été, sont et seront menées de manière transparente, avec les plus hauts standards d'intégrité et d'éthique», a indiqué à l'AFP l'entreprise dirigée par Nicolas Chambon.

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Vos réactions

Portrait de colin33
23/juillet/2020 - 08h31 - depuis l'application mobile

Il ne fait qu'appliquer les droits dictés par son parti, au RN les histoires de financement sont monnaie courante......

Portrait de copysand
22/juillet/2020 - 17h06

je comprend l’inquiétude , tous les maires d’extrême droite ont était réélu au 1er tour ...mais bon c'est local ...