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Affaire Fillon : Emmanuel Macron a décidé de saisir pour avis le Conseil supérieur de la magistrature pour «analyser si le parquet national financier a pu exercer son activité sans pression»

Emmanuel Macron a décidé de saisir pour avis le Conseil supérieur de la magistrature pour «analyser si le parquet national financier a pu exercer son activité en toute sérénité, sans pression», lors de son enquête sur l'affaire Fillon, a annoncé l'Elysée vendredi soir.

Le chef de l'Etat veut «lever tout doute sur l’indépendance et l’impartialité de la justice dans cette affaire», explique l'Elysée, après les propos de l’ex-procureure nationale financier Eliane Houlette, qui s'était émue du "contrôle très étroit» qu'aurait exercé le parquet général, son autorité de tutelle directe, dans la conduite des investigations lancées en pleine campagne présidentielle de 2017.

«Ces propos, qui ont suscité un émoi important, sont interprétés par certains comme révélant d’éventuelles pressions qui auraient pu être exercées sur la justice dans une procédure ouverte à un moment essentiel de notre vie démocratique», estime l'Elysée.

Le président de la République agit en tant que «garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire», précise le communiqué. Entendue le 10 juin par la commission d'enquête parlementaire sur l'indépendance de la justice, Éliane Houlette, désormais à la retraite, a réaffirmé avoir décidé en janvier 2017, en toute indépendance, d'ouvrir une enquête visant les époux Fillon après des soupçons d'emplois fictifs révélés par le Canard enchaîné. Mais elle s'est également émue du «contrôle très étroit» qu'aurait exercé le parquet général dans la conduite des investigations.

Ses déclarations ont suscité un vif émoi et des accusations dans le camp de M. Fillon (LR) mais aussi de la part de Marine Le Pen (RN) et de Jean-Luc Mélenchon (LFI).

Dans une déclaration à l'AFP vendredi, Eliane Houlette a «regretté» que ses propos aient été «déformés ou mal compris» et précisé que les pressions mentionnées ne portaient «pas sur les faits reprochés à M. Fillon ni sur le bien-fondé des poursuites» mais «étaient d’ordre purement procédural». «M. Fillon n’a pas été mis en examen à la demande ou sous la pression du pouvoir exécutif», a-t-elle insisté.

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Vos réactions

Portrait de moije
20/juin/2020 - 15h34

Mais non mr l'enquêteur il n'y a rien eu de répréhensible tout a été fait dans la légalité , juré craché !

Portrait de Alhekine
20/juin/2020 - 09h50
550 Stuzen CZ a écrit :

Micron nous prend pour des c**s mais c'est pas nouveau. 

Voyons donnez luison vrai nom, il est tellement connoté traître et parjure smiley

Portrait de 550 Stuzen CZ
20/juin/2020 - 09h41
Alhekine a écrit :

C'est beau comme du Verlaine...

On ne nous prendrait pas un petit peu pour des c**s?

Micron nous prend pour des c**s mais c'est pas nouveau. 

Portrait de Lacasagne.
20/juin/2020 - 08h48

Mac rond démission !

Portrait de Alhekine
20/juin/2020 - 08h46

C'est beau comme du Verlaine...

On ne nous prendrait pas un petit peu pour des c**s?