17/06/2020 07:05

Dijon - Polémique après les violences : Fallait-il intervenir plus tôt et plus fort après les opérations de représailles de Tchétchènes à Dijon ?

Fallait-il intervenir plus tôt et plus fort après les opérations de représailles de Tchétchènes à Dijon ? Les pouvoirs publics se sont défendus mardi de tout laxisme et et ont dépêché de nouveaux renforts dans la capitale bourguignone. Venu sur place assurer les policiers de son soutien, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a promis "une réponse extrêmement ferme" après les incidents qui ont secoué ce weekend une ville généralement paisible. "Je veux passer un message très clair aux voyous que nous avons vu exhiber des armes (..): notre réponse sera extrêmement ferme", a lancé M. Nuñez à sa sortie du commissariat.

Le ministère a annoncé un peu plus tard qu'il examinera "systématiquement la possibilité d'expulser des étrangers impliqués" dans ces incidents. Mardi soir, "il y aura à Dijon deux unités de forces mobiles", soit près de 150 policiers ou gendarmes en plus. Et "ils seront présents autant de fois qu'il le faudra", a ajouté M. Nuñez.

Lundi, 110 gendarmes mobiles avaient déjà été dépêchés en renfort. M. Nuñez s'est par ailleurs dit "très fier" de l'action des forces de l'ordre, assurant qu'elles n'étaient "pas restées en retrait; c'est complètement inexact !"

Dans la nuit, le préfet de Bourgogne-Franche-Comté Bernard Schmeltz s'était déjà défendu de tout laxisme. "Encadrer et encercler pour éviter les exactions: c'était la seule stratégie praticable", avait-il déclaré à l'AFP. "Les populations n'ont en aucun cas été abandonnées", a-t-il assuré, après des interrogations sur la passivité des forces de l'ordre lors des trois expéditions punitives menées vendredi, samedi et dimanche soir par des Tchétchènes venus de France et de Belgique voulant venger l'agression d'un des leurs. Lundi, de nouveaux incidents ont encore éclaté dans le quartier des Grésilles, mais cette fois-ci sans implication de Tchétchènes, selon les premières constatations.

Des véhicules et poubelles ont été brûlés, une équipe de France 3 Bourgogne agressée (elle a porté plainte) ainsi qu'un autre conducteur. Quatre personnes ont été interpellées, les premières dans ce dossier. Le maire socialiste sortant de Dijon, François Rebsamen, a dénoncé le manque de moyens des policiers, face à des Tchétchènes munis de barres de fer, battes de baseball et parfois d'armes à feu.

"Puisque la justice passe trop tard et que la police n'a pas les moyens de son action, la communauté tchéchène est venue faire respecter elle-même son droit", a analysé le maire, en campagne pour un quatrième mandat.

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Vos réactions

Portrait de Citoyen87
17/juin/2020 - 08h35 - depuis l'application mobile

La police devait être ravie que les Tchétchènes nettoient le quartier de ces racailles !

Portrait de eneyto
17/juin/2020 - 08h06

les élus sont tous a condamner les violences commises par certains groupes extrémistes ainsi que certains immigrés mais rien n'est fait contre eux d' ailleurs le peu d'arrestations a leur encontre et les sanctions seraient de les renvoyer dans leur pays d'origine avec interdiction a vie sur  notre territoire

Portrait de ΙΧΘΥΣ
17/juin/2020 - 07h45

Le témoignage du père du jeune tchétchène :

« Quand il s’est affaibli, ils ont mis un pistolet dans sa bouche en disant, on est les rois ici, on est les plus forts ».

Un jour on arrivera au pied du mur, et on aura plus d’autre choix que de leur montrer, qui dans ce pays peut légitimement se revendiquer de la race des Rois.

Soit l’Etat s’en charge, soit ce sera le peuple.