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Les candidats à la reprise de Paris-Normandie ont jusqu'au 22 mai midi pour déposer leurs offres de rachat du quotidien placé récemment en liquidation judiciaire

Les candidats à la reprise de Paris-Normandie (240 salariés) ont jusqu'au 22 mai midi pour déposer leurs offres de rachat du quotidien local placé récemment en liquidation judiciaire avec prolongation d'activité, selon une annonce parue vendredi dans Les Échos. Le tribunal n'a pas encore fixé la date d'audience, mais "elle devrait vraisemblablement se situer dans la première quinzaine de juin", a précisé à l'AFP l'entrepreneur Jean-Louis Louvel, propriétaire à plus de 90% du journal lourdement endetté de longue date mais que la crise sanitaire a, selon la direction, "plaqué au sol".

Pdg de l'entreprise rouennaise de palettes de bois PGS (1.300 salariés), M. Louvel a aussi été candidat à la mairie de Rouen, soutenu par LREM, au premier tour le 15 mars. Il est arrivé troisième. Selon l'annonce parue vendredi sont à vendre la Snic (Société normande d'information et de communication), société éditrice du journal qui emploie 215 salariés dont 202 permanents, liquidée mardi par le tribunal de commerce de Rouen, ainsi que la RNP, la régie publicitaire du journal, qui emploie 25 salariés dont 23 permanents. Cette dernière a été liquidée le 15 avril.

Le tout affiche un chiffre d'affaires de 29,7 millions d'euros en 2019 (provisoire) après 29,6 millions en 2018, selon la même source. L'activité des deux sociétés est prolongée pour trois mois.

Implanté uniquement en ex Haute-Normandie, dont il est l'unique quotidien local, le journal, qui tirait à 41.280 exemplaires en 2019, affiche une dette de 7 millions d'euros, en baisse de 3 millions depuis 2017. Et il a annoncé une chute de 90% de ses recettes publicitaires depuis la crise sanitaire. M. Louvel a assuré à l'AFP avoir dit aux juges qu'il avait déjà eu des contacts avec des repreneurs. "On suppose qu'il y aura plusieurs repreneurs parce que la fameuse dette sera annulée", avec la liquidation avec prolongation d'activité, a indiqué mardi Anne Bouchet déléguée syndicale SNJ. Selon le syndicat, le directeur général du journal, Valéry Jimonet, n'exclut pas de faire une offre.

Selon une source proche du dossier, le producteur Pierre-Antoine Capton "continue de regarder le dossier". Des discussions en vue d'un rachat avaient été engagées fin 2019 avant d'échouer en début d'année. Interrogé en début de semaine par l'AFP, le groupe belge Rossel, propriétaire du Soir et de la Voix du Nord et candidat malheureux à la reprise de Paris-Normandie en 2017, n'a pas souhaité faire de commentaire.

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