Netflix Sous le choc de l'attentat raciste de Hanau et pressé de toutes parts de réagir, le gouvernement allemand a annoncé un renforcement de la surveillance policière, notamment autour des mosquées, face à une menace d'extrême droite "très élevée". Les rassemblements en mémoire des neuf victimes de la double fusillade de Hanau, organisés jeudi soir dans une cinquantaine de villes allemandes, ont laissé place à des débuts de polémique sur les armes, la protection des minorités et le rôle incendiaire du parti d'extrême droite AfD.
Le pays a été confronté à trois attentats racistes et antisémites en neuf mois, de l'assassinat d'un élu pro-migrants à la tuerie de Hanau, en passant par l'attaque visant la synagogue de Halle en plein Yom Kippour.
Dans ce contexte, marqué aussi par le démantèlement de groupes prêts à passer à l'acte, "on ne peut plus parler d'actes individuels (...) mais d'un problème politique. Il est temps de le réaliser", résume vendredi le quotidien berlinois Tagesspiegel. Face à ce "danger numéro un pour la démocratie," selon la ministre de la Justice Christine Lambrecht, le gouvernement a annoncé vendredi de nouvelles mesures.
Les "lieux sensibles", en particulier les abords des mosquées, les aéroports, ainsi que les frontières vont faire l'objet d'une surveillance renforcée, a annoncé le ministre de l'Intérieur Horst Seehofer. Le gouvernement d'Angela Merkel avait déjà nettement durci son arsenal législatif et sécuritaire ces derniers mois, en imposant notamment de nouvelles obligations aux réseaux sociaux pour signaler les contenus haineux ou en protégeant mieux élus et militants. M
ais il peine à contrer toutes les menaces, en particulier celle incarnée par des individus solitaires, inconnus de la police et armés en toute légalité, qui passent subitement à l'acte comme le tueur présumé de Hanau.
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