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En colère contre le partenariat noué avec Airbnb, les hôteliers décident de "suspendre leur participation" à l'organisation des Jeux olympiques 2024

Les hôteliers ne décolèrent pas contre le partenariat noué par le Comité international olympique (CIO) avec Airbnb et ont annoncé mercredi en guise de représailles "suspendre leur participation" à l'organisation des Jeux olympiques 2024.

Réunis à Biarritz pour le 67e congrès de l'Umih, principale organisation patronale du secteur, les professionnels de l'hôtellerie-restauration affichent leur indignation face à l'arrivée du géant de la location de logements entre particuliers parmi les principaux sponsors du CIO, annoncée lundi.

"Déjà la plateforme rechigne à transmettre la taxe de séjour avec des adresses claires et des contribuables identifiés comme la loi l'y oblige, à compter du 1er janvier", a dénoncé Laurent Duc, président de l'Umih Hôtellerie.

Courroucés, "les hôteliers vont suspendre leur participation à l'organisation des JO 2024", a-t-il annoncé à l'AFP en marge du congrès qui réunit 600 professionnels. Concrètement, ils ne siègeront plus aux réunions préparatoires, dans l'attente d'une clarification, a précisé l'Umih.

"Il y a déjà plusieurs années que nous travaillons avec (les professionnels de l'hôtellerie). A titre d'exemple, nous avons d'ores et déjà réservé plus de 40.000 chambres pour nos besoins en 2024", a souligné le patron de Paris-2024, Tony Estanguet, dans une déclaration envoyée à l'AFP.

Le comité d'organisation des Jeux olympiques (Cojo) de Paris-2024 négocie avec l'Umih pour réserver des lots de chambres afin d'accueillir sportifs et spectateurs.

Mais le choix d'AirBnb comme sponsor est "totalement irrespectueux envers les professionnels de l'hôtellerie", très impliqués dans cette phase préparatoire, estime l'Umih. D'autant plus que selon elle "l'offre hôtelière parisienne et francilienne était un atout dans le dossier de candidature de la ville de Paris".

Celle-ci, qui a vivement critiqué le choix d'AirBnb auprès du CIO, a rapidement exprimé mercredi son soutien aux hôteliers, jugeant "normal" leur "cri d'alarme" face à la "déstabilisation" générale provoquée par la plateforme et réclamant une nouvelle fois "une réponse politique" pour mieux protéger les hôtels.

Il y a un an, l'Umih a assigné Airbnb devant le tribunal de commerce de Paris pour "concurrence déloyale", l'accusant de laisser en ligne des annonces litigieuses: locations dépassant la durée légale de 120 jours par an, non déclarées ou sous-locations abusives.

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Vos réactions

Portrait de th93100
21/novembre/2019 - 12h54

Je ne porte pas (loin de là), les taxis dans mon coeur.... mais eux, ont eu le mérite de commencer à bouger avec l'apparition d'Uber. Les hôteliers ?  meme pas le petit doigt ! ils voient le monde défiler devant eux et ratent tous les trains....