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21/10 07:31

Sept personnes sont mortes dans les pires émeutes au Chili depuis des décennies - Le gouvernement a étendu l'état d'exception

Sept personnes sont mortes dans des émeutes au Chili, les pires qu'ait connues le pays depuis des décennies, tandis que gouvernement a étendu l'état d'exception à cinq régions. Pour la deuxième nuit consécutive, une mesure de couvre-feu a été décrétée à Santiago entre 19H00 et 06H00 locales (22H00-09H00 GMT). L'"état d'urgence" est également en vigueur dans cinq régions, dont la capitale de 7 millions d'habitants.

"La démocratie a l'obligation de se défendre", a déclaré le président chilien Sebastian Pinera pour justifier ces mesures d'exception, à l'issue d'une réunion avec les présidents de la Chambre de députés, du Sénat et de la Cour suprême. Le général Javier Iturriaga, chargé vendredi de la sécurité publique par le président Pinera, a de son côté appelé les habitants à rester "calmes" et à ne pas sortir de chez eux. Les émeutes se sont poursuivies dimanche.

Des affrontements ont eu lieu entre manifestants et policiers dans l'après-midi dans le centre de Santiago, tandis que des pillages se déroulaient dans plusieurs endroits de la capitale. Cinq personnes ont ainsi péri dans l'incendie d'une usine de vêtements en proie à des pillages. "Cinq corps ont été retrouvés à l'intérieur de l'usine en raison de l'incendie", dans le nord de la capitale, a annoncé à des médias locaux le commandant des pompiers de Santiago, Diego Velasquez.

Deux personnes étaient déjà mortes dans la nuit de samedi à dimanche dans l'incendie d'un supermarché également pillé par des manifestants dans le sud de la capitale et une troisième avait été blessée, le corps brûlé "à 75%", selon les autorités. Deux personnes ont également été blessées par balle et hospitalisées dans un état "grave" après un incident avec la police lors de pillages, également dans le sud de la capitale, selon la même source.

Près de 10.000 policiers et militaires ont été déployés. Les patrouilles de militaires dans les rues sont une première dans le pays depuis la fin de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990). Selon les autorités, 1.462 personnes ont été arrêtées, dont 644 dans la capitale et 848 dans le reste du pays.

Après trois jours de violences, le centre de la capitale chilienne et d'autres grandes villes, comme Valparaiso et Concepcion, offraient des visages de désolation : feux rouges au sol, carcasses de bus carbonisées, commerces pillés et incendiés.

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Vos réactions

Portrait de tvor
21/octobre/2019 - 08h41

Le monde bouge  ( chili , Algérie , Espagne , Hong kong......)  et c'est tant mieux , les peuples en ont ras le bol d’être roulés en permanence ds la farine et ce depuis trop longtemps ,