05/10/2019 17:04

Préfecture : Revoir l'intégralité du récit glaçant du Procureur antiterroriste qui raconte minute par minute le périple meurtrier de Michael Harpon - Vidéo

Le procureur national antiterroriste, Jean-François Ricard, a donné plus de précisions sur l’attaque commise ce jeudi 3 octobre contre des fonctionnaires de la préfecture de police de Paris. L’enquête est menée par le parquet national antiterroriste sous les qualifications d'"assassinat et tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste", ainsi que pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle".

Le parcours de Michaël H. a pu être retracé avec précision, grâce à la vidéosurveillance. Jeudi, il est arrivé sur son lieu de travail à 8h58. Sur le temps de midi, il s’est rendu dans un magasin proche pour y acheter 2 couteaux, un couteau de cuisine muni d’une lame de 20 cm, et un couteau à huître. Il a dissimulé les couteaux qu’il venait d’acheter. Son comportement ne trahit, à ce moment, aucune fébrilité, selon le procureur Ricard. 

A 12h53, l’informaticien entame alors son parcours macabre. Il s’en prend tout d’abord à un collègue de bureau, un major de 50 ans, qu’il blesse mortellement en lui infligeant une large plaie à la gorge. Il tue ensuite un gardien de la paix de 38 ans de multiples coups de couteau dans la région thoraco-abdominale. Les autopsies réalisées attestent d’une "scène d’une extrême violence".

Dans un autre bureau, au même étage, il tue alors de plusieurs coups de couteau un adjoint administratif de 37 ans. Il tentera d’entrer dans un autre bureau où se trouvent 3 personnes en train de déjeuner, mais la porte est fermée à clé. Il emprunte ensuite un escalier menant vers la cour de la préfecture, il tue alors à coups de couteau une fonctionnaire de police de 39 ans. Enfin, au rez-de-chaussée, il blesse grièvement une assistante administrative à la gorge alors qu’elle attendait l’ascenseur.

Dans la cour, Michaël H. sera finalement abattu par un gardien de la paix stagiaire de 24 ans à qui il refusait d’obtempérer. Celui-ci exigeait qu’il pose son arme et qu’il se rende.

Au lieu de cela, l’informaticien a couru vers lui en pointant son couteau. Le parquet antiterroriste cherche à comprendre quels étaient les motifs de l’auteur ainsi que ses éventuels complices. Il a déjà pu établir que Michaël H. s’était converti à l'islam il y a une dizaine d'années et qu'il s'était récemment radicalisé. Il approuvait certaines exactions commises au nom de sa religion, justifiait les attentats à Charlie Hebdo, avait changé de tenue ces derniers mois, souhaitait ne plus avoir de contacts avec des femmes. Il avait aussi affirmé sa volonté de mourir.

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