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Emmanuel Macron a estimé hier soir que les journalistes avaient "une fonction indispensable" expliquant que son regard sur la presse s'était "consolidé"

Emmanuel Macron a estimé vendredi soir que les journalistes avaient "une fonction indispensable", expliquant que son regard sur la presse s'était "consolidé" au fil du temps, à l'occasion des 100 ans du journal régional La Montagne.

Observant qu'il était plus présent depuis quelques mois dans les médias alors qu'il avait la réputation de fuir la presse, la rédactrice en cheffe de La Montagne, Sandrine Thomas, lui a demandé si son regard avait changé en 18 mois de présidence. "Dans la fonction qui est la mienne, fuir totalement la presse et les journalistes, c'est de l'inconscience ou du suicide", a d'abord plaisanté le chef de l'Etat, soulignant plus sérieusement qu'il avait voulu "au début" dire "qu'il ne pouvait pas y avoir de connivence" ou de "confidence" et que la relation nécessitait "une hygiène de vie".

Le début de quinquennat a été marqué par des relations tendues entre M. Macron et le "4e pouvoir". "C'est vrai qu'on apprend à pratiquer et on apprend aussi à savoir comment on veut expliquer les choses, les partager" et en quoi les journalistes "sont des acteurs importants", a-t-il poursuivi.

"Je pense qu'on a besoin de cette fonction" de journaliste, "dans un monde où au fond les discours sont de moins en moins intermédiés" avec les réseaux sociaux, chaînes d'information continue, ce qui crée un "fracas d'informations et de commentaires", a-t-il jugé. "Et le travail des journalistes est à cet égard, je crois encore plus vital aujourd'hui qu'hier".

"Ce dont je suis sûr et dont je suis sans doute plus convaincu aujourd'hui qu'il y a quelques mois ou quelques années, c'est que cette fonction est indispensable dans notre démocratie", parce sinon c'est notamment "le fracas des tweets qui s'échangent". Il a évoqué l'incendie de l'usine Lubrizol de Rouen, en déplorant que "beaucoup de gens se sont angoissés à voir des photographies d'explosion qui venaient de Chine", des faux-comptes....

"Il faut des gens qui se déplacent qui interviewent, qui vérifient les faits, il faut des journalistes", a-t-il insisté. La construction de la "confiance, le professionnalisme, la déontologie sont des éléments indispensables. Mon regard n'a pas changé parce que je pensais pas l'inverse, il s'est consolidé", a encore ajouté le chef de l'Etat.

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Vos réactions

Portrait de parmj1
6/octobre/2019 - 00h48

Il n'a vraiment honte de rien. Il se moque du monde droit dans les yeux. Méprisant ce mec.