sebastien lecornu 19h32: Le mercure a encore grimpé mardi en France, où plus des deux tiers des départements étaient en vigilance orange, à deux jours du pic attendu d'une canicule inédite pour un mois de juin. Douze départements supplémentaires ont été placés par Météo-France en vigilance "orange", s'ajoutant aux 53 concernés depuis lundi par l'événement, une canicule exceptionnellement précoce que le pays devrait cependant voir se répéter à l'avenir avec le réchauffement planétaire.
Ile-de-France, Grand-Est, Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val-de-Loire et une partie du sud et du sud-ouest sont désormais concernés, seuls les littoraux échappant à l'alerte. A 15 heures mardi il faisait 33°C à Strasbourg, 32°C à Paris, 35°C à Lyon, indique Météo-France, qui publiera les maximales en fin de journée. 34°C étaient prévus à Paris et Reims, 36°C à Nancy, Metz, Strasbourg, 37°C à Lyon, 39°C à Grenoble.
La barre des 40°C pourrait être atteinte entre basse vallée du Rhône et vallées alpines. Mercredi, on devrait avoir entre 35 et 40°C (Besançon, Nevers, Clermont-Ferrand, Lyon...). Caractéristique des canicules, les nuits sont chaudes, avec des températures qui ne descendront pas sous les 19°C à 23°, voire 25 dans de grandes agglomérations.
A Paris il faisait 22,6°C mardi à 05h. Au-delà de 20°C, les météorologues parlent de "nuit tropicale".
La fin de l'épisode, dont le pic est attendu jeudi et vendredi, est envisagée dimanche par le nord-ouest, un air plus tempéré gagnant progressivement le pays. En attendant, cette chaleur pousse les habitants à chercher les coins d'ombre. Télévision et radio diffusent des messages de prudence, relayés dans les transports et sur les panneaux d'affichage.
Alors que des membres de l'opposition accusent le gouvernement d'"en faire trop", la ministre de la Santé Agnès Buzyn a assumé cette mobilisation. "Pour tous ceux qui savent, évidemment on en fait trop, mais si je peux éviter des morts inutiles, je continue à communiquer sur la prévention", a-t-elle déclaré sur LCI. La ministre a expliqué qu'elle allait "conseiller" à ses collègues masculins du gouvernement de renoncer temporairement à la cravate.
"La climatisation vous protège mais elle participe au réchauffement climatique, elle utilise de l'électricité et donc on a intérêt à ne pas trop climatiser et à changer notre code vestimentaire", a-t-elle argumenté.
16h30: La circulation différenciée mise en place dès demain à Paris et sa banlieue en raison de la pollution. Seuls les véhicules classés Crit'air 0,1 et 2 pourront circuler.
16h01: Alors que depuis hier après-midi, 53 départements étaient en vigilance orange "canicule", Météo France vient à l'instant d'étendre sa vigilance orange à de nouveaux départements.
Ce sont désormais 65 départements qui ont été placés en vigilance orange.
Voici les départements qui rejoignent l'alerte : Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Ardèche, Aveyron, Haute-Garonne, Lot-et-Garonne, Lozère, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et Vaucluse.

14h12: Face à la montée du taux d’ozone en région parisienne, le gouvernement a décidé que la circulation différenciée serait mise en place de façon «beaucoup plus rapide» qu’auparavant et que davantage de véhicules se verraient interdire de circuler dans la métropole les jours de forte pollution.
L’accès à l’agglomération parisienne sera alors interdit aux voitures diesel antérieures à fin 2010 et aux voitures essence antérieures à fin 2005 (vignettes Crit’Air 4, 5 mais aussi désormais 3).
Cette annonce intervient alors qu’une vague de chaleur d’une précocité sans précédent frappe la France cette semaine, avec des températures qui pourraient dépasser les 40°C.
Au delà de cette canicule, cette mesure concernera à l’année les autres principaux polluants (dioxyde d’azote et particules en suspension dans l’air générées en ville essentiellement par les transports).
«Il faut regarder la réalité en face, qui est celle de l’augmentation de la pollution de l’air lorsqu’il y a une vague de chaleur, une canicule, comme celle que nous connaissons aujourd’hui», a déclaré mardi le ministre de la Transition écologique François de Rugy, venu visiter les locaux d’Airparif, qui surveille la qualité de l’air de la région. Il était accompagné de la ministre des Transports Elisabeth Borne et du préfet de police de Paris Didier Lallement.
Airparif a annoncé peu après que le seuil d’information pour la pollution à l’ozone devrait être dépassé mercredi en Ile-de-France. Ce seuil est atteint lorsque l’ozone atteint 180 microgrammes par mètre cube sur une heure, tandis que le seuil d’alerte est fixé à 240 µg par m3.
Par réaction chimique des polluants à la chaleur, les températures élevées entraînent une augmentation du taux d’ozone.
Le «nouveau dispositif» annoncé par François de Rugy, qui était en préparation avant la survenue de cette canicule, prévoit que la circulation différenciée sera désormais déclenchée «automatiquement» si le seuil d’information sur un polluant est dépassé pendant deux jours au moins, ou dès que le seuil d’alerte est atteint.
Son déclenchement n’était pas obligatoire jusqu’alors et il était laissé à l’appréciation des préfets. Ce que déplorait de façon persistante la maire PS de Paris Anne Hidalgo qui réclamait une plus grande réactivité aux épisodes de pollution.
Dès lundi, elle a demandé que soit mise en place la circulation différenciée à partir de mercredi. Le président de la métropole lyonnaise a fait de même.
13h03: Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, fait le point face aux journalistes
"Nous demandons aux parents une vigilance accrue concernant les enfants"
"Nous avons une vigilance accrue auprès des personnes sans domicile fixe (...) Dans les Ehpad, les consignes sont maintenant bien connues des personnels (...) Toutes les communes mettent en place des pièces réfrigérées".
"Il n'y a pas d'alarmisme particulier", affirme Agnès Buzyn. "Tant qu'il y aura des morts inutiles liées à la canicule, je continuerai à délivrer des messages de prévention".
11h05: Les crèches et les écoles du Plessis-Trévise (Val-de-Marne) seront fermées jeudi et vendredi à cause de la canicule, selon France Bleu Paris
11h00: Le point ce matin sur la situation en France
Le mercure va continuer de grimper mardi sur la majeure partie de la France, avec plus de la moitié du pays en alerte orange à deux jours du pic attendu de la canicule, inédite pour un mois de juin.
Si la météo sera encore instable dans le nord-ouest du pays, le temps sera sec et très chaud ailleurs, avec une canicule dans de nombreuses régions, avertit Météo France.
Une vigilance orange pour canicule a été lancée sur 53 départements, dont tous ceux des régions Ile-de-France, Grand-Est, Bourgogne-Franche-Comté et Centre-Val-de-Loire.
La chaleur s’est installée lundi sur le centre et l’est de la France. Une précocité inédite qui a déjà poussé les habitants à chercher les coins d’ombre et les pouvoirs publics au branle-bas de combat face aux risques sanitaires.
Le président Emmanuel Macron, a assuré que «tout le gouvernement» était mobilisé pour faire y face. Première conséquence importante: les épreuves du brevet des collèges, qui devaient avoir lieu jeudi et vendredi, sont reportées en début de semaine prochaine dans toute la France métropolitaine.
Lundi après-midi, le thermomètre est monté jusqu’à 31,3°C à Paris, 32,4°C à Lyon, 32,8°C à Grenoble, 33,5°C à Clermont-Ferrand, selon l’organisme de la prévision. 37°C ont été atteints à Carpentras, 35°C à Avignon.
Mardi, on progressera d’un cran pour entrer dans l’épisode caniculaire: 34°C prévus à Paris et Reims, 36°C à Nancy, Metz, Strasbourg, 37°C à Lyon, 39 °C à Grenoble. Mercredi, la barre des 40°C sera atteinte à Besançon, Nevers, et le mercure devrait atteindre les 41°C à Clermont-Ferrand ou Lyon.
A Paris, un «nouveau dispositif» pour les véhicules polluants sera mis en place, avec un déclenchement «beaucoup plus rapide» de la circulation alternée face aux pics de pollution, a indiqué le ministre de la Transition énergétique François de Rugy.
En outre, le stationnement résidentiel sera gratuit dès mardi en raison de la pollution atmosphérique attendue en lien avec cette canicule, a annoncé la Ville.
A Lyon, la chaleur était déjà étouffante lundi, les touristes trouvant refuge à l’ombre des «traboules», les passages du Vieux Lyon, d’autres bravant une file d’attente de 50 mètres pour accéder à la piscine du Rhône, d’autres encore cherchant l’ombre des jardins et des musées.
Cette vague de chaleur venue du Sahara ravive le souvenir de l’épisode d’août 2003, qui avait généré une surmortalité de 15.000 personnes sur plus de 15 jours.
L’épisode de cette semaine est sans précédent par son intensité et sa précocité, et ce depuis 1947 et l’établissement de relevés détaillés, souligne Météo-France.
Dès le milieu de la semaine, des records vont être établis pour un mois de juin voire «localement tous mois confondus». Le jour le plus chaud sera jeudi ou vendredi.
La canicule, qui implique au moins trois jours et trois nuits au-delà d’un certain seuil de température (différent selon les régions), devrait s’étendre au-delà du week-end au moins sur une large moitié du sud-est, indique Etienne Kapikian, prévisionniste à Météo-France. Aucune région ne devrait être épargnée par les pics, y compris le nord-ouest en fin de semaine.
«Ilots de chaleur», les villes souffrent particulièrement, pour cause de sols bétonnés, du manque d’arbres et de l’intensité des activités humaines.
Les pouvoirs publics rappellent la nécessité de boire de l’eau régulièrement, de mouiller son corps et de protéger sa peau. La plateforme d’information «Canicule info service» est accessible au 0800 06 66 66 (numéro vert).
«Je suis une personne âgée donc je reste à la maison», a expliqué à l’AFP Mireille Soler, une Marseillaise de 80 ans. «Je bois beaucoup, je me rafraîchis. Mais c’est inquiétant ces températures, on se demande ce que ça va donner pour les prochaines années».
L’annonce de ces fortes chaleurs a provoqué une ruée sur les équipements pour rafraîchir l’air, selon plusieurs distributeurs.
La consommation d’électricité sera «importante», avec une «potentielle pointe de consommation estivale jeudi à 13h», mais l’approvisionnement devrait être assuré sans problème, a indiqué le gestionnaire du réseau à haute tension, RTE.
Avec le réchauffement climatique, à l’échelle saisonnière, c’est l’été qui se réchauffe le plus. A Paris, les cinq étés les plus frais ont tous été observés avant 1980.
Selon les scénarios de Météo-France, «le réchauffement pourrait atteindre 2°C à l’horizon 2071-2100» dans le pays par rapport à l’ère pré-industrielle, voire 4°C pour le plus pessimiste, avec des vagues de chaleur deux à trois fois plus nombreuses d’ici le milieu du siècle.
10h00: Le ministre de la Transition écologique François de Rugy a annoncé mardi que la circulation différenciée serait désormais déclenchée de façon «beaucoup plus rapide» en région parisienne en cas d’épisode de pollution, à l’occasion d’une visite dans les locaux d’Airparif.
Les conditions de circulation des véhicules (en fonction des vignettes Crit’Air) seront par ailleurs plus strictes qu’aujourd’hui, a-t-il ajouté.
Les véhicules ayant une vignette Crit’Air de classe 3 ne pourront en effet plus circuler ces jours-là. Cela concerne les voitures à essence immatriculées avant fin 2005 et les voitures diesel immatriculées avant fin 2010.
«A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles», a déclaré le ministre.
Selon lui, 35% des véhicules ne pourront plus circuler lorsque la circulation différenciée sera activée. «Cela représente les deux tiers de la pollution».
Le dispositif prévoit que la circulation alternée soit déclenchée automatiquement après deux jours au-dessus du «seuil d’information» ou dès l’atteinte du «seuil d’alerte».
«On s’attend à avoir de la pollution à l’ozone probablement dès mercredi», a indiqué Karine Léger, directrice générale d’Airparif, l’organisme chargé de la surveillance de la qualité de l’air en Île-de-France.
«Nous atteindrons a priori le seuil d’information» pour la pollution à l’ozone ce jour-là, a-t-elle ajouté.
Le seuil d’information est atteint lorsque l’ozone atteint 180 microgrammes par mètre cube sur une heure, tandis que le seuil d’alerte est établi à 240 µg par m3.
Le préfet de police de Paris, présent lors du déplacement, a déclaré que «ce qui change complètement l’approche» sur ces mesures, c’est «la volonté politique» du gouvernement, soulignant que les textes permettaient déjà une automaticité du déclenchement de la circulation différenciée.
François de Rugy et la ministre des Transports Elisabeth Borne avaient dit lundi souhaiter «qu’une telle automaticité soit mise en oeuvre dans l’ensemble des grandes agglomérations françaises confrontées au risque de pollution en lien avec les élus locaux concernés».
Cette annonce intervient alors qu’une canicule d’une précocité sans précédent doit frapper la France cette semaine, avec des températures qui pourraient dépasser les 40°C.
Par réaction chimique des polluants à la chaleur, les températures élevées entraînent une augmentation du taux d’ozone.
09h34: La mairie de Paris a demandé à la préfecture de police de mettre en place la circulation différenciée dès demain en raison de la canicule, indique Franceinfo
07h02: Après la décision de reporter les épreuves écrites du brevet qui devaient se dérouler jeudi 27 et vendredi 28 juin, en raison de l'épisode de canicule, le ministère de l'Éducation nationale n'exclut pas des fermetures au cas par cas pour les établissements scolaires du primaire. La décision sera prise par le préfet en liaison avec la mairie et le directeur départemental de l'Éducation. "Ces fermetures seront envisagées si la température devient trop élevée et si les établissements ne disposent pas de pièces suffisamment fraîches"
06h56: La chaleur s'accentue encore nettement dès aujourd'hui, on attend 35 à 40 °C sur la grande majorité des régions. Un pic de chaleur à l'échelle du pays devrait être atteint jeudi et vendredi avec des températures proche des 40 °C jusqu'au nord de la Loire. Ces très fortes chaleurs persisteront jusqu'à samedi, particulièrement sur la moitié est. Des records de températures seront régulièrement battus.
06h10: Dans son bulletin de 6h, Météo France maintient l'ensemble des 53 départements en vigilance orange canicule. La fin du phénomène est prévue, au plus tôt mercredi à 21 heures.
Quarante-huit départements ont rejoint Paris, sa petite couronne et la Seine-et-Marne, en vigilance depuis la fin de la nuit. Il s'agit des départements de l'Ain, Allier, Ardennes, Aube, Cantal, Charente, Cher, Corrèze, Côte-d'Or, Creuse, Dordogne, Doubs, Drôme, Eure-et-Loir, Indre, Indre-et-Loire, Isère, Jura, Loir-et-Cher, Loire, Haute-Loire, Loiret, Lot, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Nièvre, Puy-de-Dôme, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Rhône, Haute-Saône, Saône-et-Loire, Savoie, Haute-Savoie, Yvelines, Deux-Sèvres, Tarn, Tarn-et-Garonne, Vienne, Haute-Vienne, Vosges, Yonne, Territoire-de-Belfort, Essonne et Val-d'Oise.
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