04/04/2019 14:04

Carlos Ghosn retourne en prison après sa nouvelle interpellation ce matin à son domicile au Japon - Les conditions de son arrestation dévoilées - VIDEO

13h57: RTL raconte les conditions de l'arrestation de Carlos Gohsn ce matin:

Le procureur, accompagné d'une vingtaine de personnes, est arrivé ce matin à 5h50 au domicile de Carlos Ghosn à Tokyo. "Nous avons un mandat pour vous arrêter", a-t-on lancé à l'ex PDG de Renault-Nissan lorsqu'il a ouvert la porte.
Les enquêteurs lui demandent de les suivre, et réclament les mots de passe des téléphones et ordinateurs. "Ici c'est le Japon, ce sont nos lois. Asseyez-vous. Vous devez faire ce que l'on vous dit".

Carole Ghosn a alors refusé, réclamant la présence de son avocat.

Son épouse demande à se servir de sa salle de bain, mais une officière de police entre avec elle avant de pratiquer une palpation." La porte de la pièce d'eau restera ouverte pendant toute la durée de la toilette de madame Ghosn. Et à chaque fois que cette dernière retournera dans cette pièce, elle sera fouillée.", peut-on lire.
C'est seulement à 9h du matin que son avocat a pu entrer en contact avec la femme de Carlos Gohsn. "Après s'être fait confisquer son passeport, son téléphone et son ordinateur par le procureur principal, Carole et Carlos Ghosn quittent leur appartement à 10h30.", ajoute RTL.

13h42: Les avocats de Carlos Ghosn vont faire appel, selon les informations de BFM TV

13h05: Carlos Ghosn retourne en prison après sa nouvelle interpellation ce matin à son domicile au Japon. 

Ce matin, les enquêteurs du bureau des procureurs se sont rendus à son immeuble devant lequel une tenture grise avait été dressée, selon des images diffusées sur les chaînes de télévision japonaises. Une arrestation qu'il a jugée "révoltante et arbitraire", un mois après avoir été libéré sous caution.

Déjà sous le coup de trois inculpations pour déclarations inexactes de revenus entre 2010 à 2018, dans des documents remis par Nissan aux autorités financières, et pour abus de confiance, Carlos Ghosn avait été libéré le 6 mars, moyennant le paiement d'une caution d'un milliard de yens (8 millions d'euros).

06h30: Carlos Ghosn a été interpellé une nouvelle fois, ce matin, à son domicile de Tokyo sur de nouveaux soupçons de malversations financières, un mois à peine après avoir été libéré sous caution, une arrestation qu'il a jugée "révoltante et arbitraire".

Les enquêteurs du bureau des procureurs se sont rendus au petit matin à son immeuble devant lequel une tenture grise avait été dressée, selon des images diffusées sur les chaînes de télévision japonaises.

Une voiture a quitté les lieux moins d'une heure plus tard, d'après le direct diffusé sur la chaîne Nippon TV.

Selon cette télévision privée, M. Ghosn était à bord. Il a été plus tard conduit au centre de détention de Kosuge (nord de la capitale). Il est "extrêmement rare" qu'un suspect soit ré-arrêté après avoir été relâché, soulignaient les médias locaux. Sa libération le 6 mars, moyennant le paiement d'une caution d'un milliard de yens (8 millions d'euros), avait déjà surpris.

Par le passé, des détentions pour des cas similaires avaient duré beaucoup plus longtemps mais l'affaire Ghosn, de par la notoriété du suspect, a jeté une lumière crue sur le système judiciaire japonais, soulevant des critiques à l'étranger.

"Pourquoi venir m'arrêter alors que je n'entravais en rien la procédure en cours, sinon pour me briser ?", a lancé le magnat de l'automobile déchu dans un communiqué transmis à l'AFP et probablement rédigé au préalable.

Et d'ajouter: "Je suis innocent de toutes les accusations infondées portées contre moi et des faits qui me sont reprochés". Cette arrestation "fait partie d'une nouvelle manoeuvre de certains individus chez Nissan qui vise à m'empêcher de me défendre en manipulant les procureurs", a-t-il accusé, reprenant le thème du "complot" brandi dans de précédentes interviews accordées en prison.

Son avocat Junichiro Hironaka s'est lui aussi insurgé contre les méthodes du parquet: "Nous ne comprenons pas pourquoi ils ont besoin de le placer en détention. (...) C'est extrêmement injuste".

Le défenseur tiendra un point de presse à 15h15 heure de Tokyo (06h15 GMT). Ce nouveau rebondissement dans un interminable feuilleton, qui s'est ouvert le 19 novembre avec l'arrestation surprise de celui qui était alors le tout-puissant PDG de l'alliance automobile Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, intervient alors même qu'il avait décidé de prendre la parole pour la première fois depuis sa sortie de prison. M. Ghosn, 65 ans, avait annoncé mercredi via Twitter, de façon impromptue, qu'il s'exprimerait devant la presse le 11 avril.

"Je me tiens prêt à dire la vérité à propos de ce qui se passe. Conférence de presse jeudi 11 avril", avait-il écrit dans un court message sur un compte certifié, qui, selon une porte-parole, est administré par ses avocats. Déjà sous le coup de trois inculpations pour déclarations inexactes de revenus sur les années 2010 à 2018, dans des documents remis par Nissan aux autorités financières, et pour abus de confiance, M. Ghosn est désormais sous la menace d'une quatrième mise en examen.

Le parquet le soupçonne d'avoir transféré des fonds de Nissan, pour un total de 15 millions de dollars entre fin 2015 et mi-2018, à une société "de facto contrôlée par lui". Sur cette somme, 5 millions ont été détournés, a précisé le bureau des procureurs dans un communiqué. "Le suspect a trahi sa fonction (de patron de Nissan) pour en tirer des bénéfices personnels", a-t-il souligné. Selon une source proche du dossier, le procédé a débuté dès 2012, portant sur une somme totale de plus de 30 millions de dollars versée à un distributeur de véhicules Nissan à Oman, montants dont une partie lui serait revenue indirectement. Il aurait notamment acheté un yacht et investi dans une société dirigée par son fils aux Etats-Unis.

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de bruno.13
4/avril/2019 - 18h59

La justice japonaise à tout de même des relents de Gestapo ou de Stasi. Que Nissan tire les ficelles semble en plus très vraisemblable. Alors faire tomber le patron étranger est un devoir pour la justice japonaise qui ne reculera devant rien, cette justice détestable qui par exemple traite les femmes japonaises victimes de violences avec le plus grand mépris.

Portrait de nina83
4/avril/2019 - 08h30
Mikah2307 a écrit :

Cmment savez vous qu'il allait parler? Vous en avez été informé? c'est un scoop alors!smiley

il devait faire une conférence de presse demain matin.....  tout le monde en était informé.

Portrait de nina83
4/avril/2019 - 08h09

il a été arrêté parce qu'il allait parler, les japonais sont incroyables..... mais surtout : ils protègent Nissan et les révélations qui pourraient être faites, la justice au japon est féodale.

Portrait de Rob6869
4/avril/2019 - 07h21

Bravo au Japon. Dans notre dictature seul les "petits" vont en prison