Les salariés d'Angers 7, la télévision locale d'Angers en redressement
judiciaire, proposent une reprise sous forme coopérative de leur chaîne, en
utilisant le statut de société coopérative d'intérêt collectif (SCIC),
ont-ils annoncé jeudi.
Ce statut permettrait d'associer dans la chaîne
collectivités locales, financeurs privés et association de téléspectateurs,
avec un pouvoir de décision ne dépendant pas strictement du capital investi
par chacun.
Pour qu'Angers 7 vive, "il lui faut un support économique et
juridique qui fédère ses actionnaires et tous ses acteurs, en équilibrant
leurs rapports", a déclaré Olivier Molia, un représentant des
salariés. Le projet de société coopérative reposerait sur un capital de
500.000 euros.
Le budget de fonctionnement serait équivalent à l'actuel,
soit 1,8 million d'euros, dont "200.000 à 250.000 euros de recettes
publicitaires maximum", et une très large part de financement public.
Le conseil d'administration de la télévision locale serait composé de
plusieurs collèges représentant les différents financeurs, les bénéficiaires
(téléspectateurs, acteurs associatifs, culturels, sociaux....) et les
salariés, dont les pouvoirs de décision respectifs seraient à définir dans
les statuts.
Les salariés ont présenté cette semaine leurs
propositions au conseil général du Maine-et-Loire et à la mairie d'Angers.
Le tribunal de commerce d'Angers doit réétudier le 12 mai prochain la
situation de la chaîne, pour prolonger ou non sa période
d'observation.
Déficitaire, Angers 7 (15 salariés) a déposé son bilan
mi-avril à la suite du désengagement de l'un de ses actionnaires, Sipa
Ouest-France.
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